Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

L'étranglement par l'impôt au Québec...

Lundi déjà. Nous voici de retour au billet de la fiscalité. Une maladie incurable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit, que ce soit par le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.

Après le passage obligé par les vrais tarifs de l'impôt Hydro-Québec, quoi de bon à lire cette semaine ?... Heu... Ce sera un retour à l'étude du niveau d'imposition exorbitant, de la deuxième région la plus pauvre après les maritimes, le Québec.

C'est un rapportage des syndiqués en grève de la CSN. À propos d'un sortie de la Fédération canadienne de l'entreprise, section Québec. Prenez des notes, elles pourraient êtres utiles plus tard. Suivi d'un échantillon des commentaires des lecteurs, pour vous donner un aperçu de l'état psychique, de ces contribuables exploités par l'état socialiste. Bonne lecture...

Trop d'impôts au Québec, déplore la FCEI
Trop d’impôts et pas assez de productivité, déplore Richard Fahey, vice-président par intérim à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), section Québec.

« Si on continue comme ça, si on n’augmente pas notre compétitivité, on va se faire manger la laine sur le dos ! », confie Richard Fahey en entrevue à Rue Frontenac. Il a déposé lundi les pétitions de 7 685 dirigeants de PME québécoises au ministre des Finances, Raymond Bachand, qui était accompagné de la ministre Monique Gagnon-Tremblay.

« Nous lui avons dit que les impôts, quand ils sont trop lourds, nuisent à l’économie. «C’est le cas au Québec, hélas, et il faudrait prendre un virage rapidement », ajoute le vice-président. Il réclame au nom des dirigeants de PME une baisse des taxes sur la masse salariale dans le prochain budget du Québec, qui sera déposé en mars 2010. « Il faudrait cesser de taxer l’employé et plutôt encourager la productivité. Au Québec, on pénalise l’emploi, et cette taxe sur la masse salariale est nuisible », insiste Richard Fahey.

Il demande en outre au gouvernement Charest de « cesser de grossir la dette », qui représente 43 % du produit intérieur brut (PIB), et de trouver des solutions imaginatives pour relancer l’économie. « Les dirigeants de PME du Québec souhaitent dans une proportion de 81 % un plan quinquennal de réduction des impôts qui visera en priorité une baisse des taxes sur la masse salariale. « De plus, le taux d'imposition sur le revenu des PME, aujourd'hui à 8 %, devrait être progressivement réduit à la moyenne canadienne, qui se situe à 4 %, afin de redonner aux entreprises les leviers nécessaires à leur essor.

« L'ampleur des ponctions fiscales sur la masse salariale explique la faiblesse relative du Québec en matière de taux d'activité, de rémunération réelle ou dans le nombre d'heures travaillées, faiblesse qui coûte cher à l'État », a dit Richard Fahey dans un communiqué. Il reconnaît que la démarche de la FCEI est « audacieuse » en cela, ajoute-t-il, qu’elle prend les devants pour suggérer au gouvernement des pistes de solutions. « On a voulu aller au-delà de l’exercice comptable. On verra bien ce que le gouvernement en fera », conclut-il.
Affaires - Entreprises
Yvon Laprade
Lundi, 07 décembre 2009 16:51
http://www.ruefrontenac.com/affaires/entreprises/14857-quebec-mf


Propos...
Cela étant... Voici le lot de commentaires à lire un peu à la fois, à temps libre.
Commentaires que les adeptes fiscalité nous réclament souvent. C'est le baromètre de l'état du lecteur contribuable, le plus réaliste, selon notre billettiste volontaire à la fiscalité. Tel quel, sans correction ortho, bien sûr.

Les commentaires
Productivité et équité
Je suis ouvert au discours voulant réduire l'impôt des travailleurs surtout en ce qui a trait au temps supplémentaire. Au Québec, en imposant comme nous le faisons les travailleurs en temps supplémentaire, on s'attaque directement à la productivité des entreprises. Entendons-nous bien, je ne désire pas obliger les travailleurs à faire plus d'heures. Cependant, que ceux qui désirent en faire plus ne soient pas pénaliser pour le faire. Je crois que cela pourrait être une manière d'augmenter la productivité des entreprises du Québec et du même coup faire face à la concurrence internationale.
En ce qui a trait à la réduction des impôts des entreprises, je ne m'y oppose pas. Toutefois, comme dans les autres provinces, les entreprises devraient s'attendre à recevoir moins de crédit d'impôt, moins de subventions et moins de programmes de toutes sortes pour favoriser l'embauche, la recherche et le développement etc...
Daniel Tardif, décembre 08, 2009

Et si les fonds publics étaient gérés avec plus de diligence?A voir comment les fonds publics sont dilapidés, on devrait plutôt se concentrer sur une gestion saine et efficace.
L’impossibilité de gérer les projets nous coute des millions voir des milliards (CHUM, compteur d’eau, métro, échangeur Turcot et pas mal tout les projets du MTQ, la liste est très longue). Ajoutez à ça la magouille, la collusion, le gonflement des couts…
Commençons donc par colmater les brèches de notre système. Il me semble qu’une commission d’enquête dans le domaine de la construction serait un bon premier coup de balai.
François Hamel , décembre 08, 2009

Ce que je pense exactement
Ce que je pense depuis longtemps et enfin qq'un ose le dire. REGARDEZ combien Québec prend en impôts et taxes et comparez-le à n'importe quelle autre province et vous comprendrez que le GOV ici tue l'économie. Il faut que le Gov Québec apprenne finalement à faire plus avec moins et le temps de faire cela est MAINTENANT.
Jean Desjardins , décembre 08, 2009

Trop de bouffons corporatistes..
Trop de bouffons corporatistes qui parlent à travers leurs chapeaux en se remplissant les poches tout en sermonant le petit peuple à salaires minimum qui est égorgé par les impôts et augmentations des produits et services. Quel effronterie de la part de ces fainéants de la gestion de "gestionneux" et de "faiseux" de venir parler de productivité par la suite. Quel honte..
Brian , décembre 08, 2009

Sa job
Il fais juste sa job de lobbying, on est pas obligé de le croire ce cher monsieur Fayey!
André Mongrain , décembre 08, 2009

productivite ou overtime
tres facile d augmenter la productivite au quebec.
si les travailleurs arretais de payer de l impot en overtime ou du moins + de 50% en impots ( a temps double), imaginer la montee de productivite a mon avis !
les travailleurs se bouscularais pour travailler plus de 40 heures/semaine ensuite
a , décembre 08, 2009

vrai
je suis d accord avec Monsieur Fahey , comme travailleur autonome à la pièce , j'ai ralentis ma productivité depuis mi novembre pour ne pas sauter dans une braquette d'impôt supérieure , je fais moins d'argent brut mais plus net en travaillant moins à la fin de l'année
albert bela , décembre 08, 2009

La vieille cassette
Voilà encore la vieille cassette des lucides. «Payer moins d'impôts et être plus produtifs». On dirait que pour les gens d'affaires les impôts ce n'est important que pour les subventions aux entreprises et pour les sortir du pétrain lorsqu'il y a des crises financières. Pendant ce temps, ça se donne des primes et ça augmente son salaire pendant que ça demande aux travailleurs d'être plus productif et d'être raisonnable en acceptant des baisses de salaires. Les gens d'affaires ne semblent pas s'intéresser à des services publics de qualité et trouvent que c'est toujours trop cher payé. Pour appuyer ce discours ont nous sort toujours l'horrible vieux spectre de la compétitivité. On est jamais assez compétitif et nous ne le serons probablement jamais assez, peu importe les sacrifices, puisqu'à l'autre bout il y aura toujours des gens qui veulent augmenter leurs profits afin de pouvoir faire des concours de compte de banque. C'est une vieille cassette et il n'y a strictement rien de nouveau dans cette nouvelle.
charles gagnon , décembre 07, 2009

Au contraire...
Au contraire, les industries devraient payer plus d'impôt et faire leur juste part dans le financement de l'état!
Dans les années 60, les revenus reliés aux impôts des entreprises représentaient 50% des revenus de l'état... aujourd'hui? .... moins de 10% ...
Faut-il continuer d'enrichir les plus riches?
legrandfan , décembre 07, 2009

ouch
Cet homme devrait recevoir le prix annuel de l'Institut Économique de Montréal pour prôner la libération du capital. À force de penser de même, on finit député.
Comme disait Julie Couillard, ctivident!
Julien Beauregard , décembre 07, 2009


Propos...
C'est un débat et ses commentaires qui arrivent à point.
Juste avant d'aborder les lectures des syndicats qui réclament plus de taxation et d'impôts pour payer les augmentations de leurs membres, au SSIP.
Lectures qui seront suivies d'un sondage sur les hausses des salaires des fonctionnaires et pourquoi l'état du Québec coûte cher, selon le chroniqueur Pierre Duhamel.
Bonne semaine...

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De... sp et al... le... 18.1.10,

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