Nestor anti-péquiste ou crypto fédéraliste ?...
14.3.08
Depuis des mois que les vieux footistes de la chose politique harcèlent de temps en temps les jolies pupiteuses du Bleu, afin qu'on leur présente des billets/opinions d'expérience de connaisseurs, au lieu des lettres fades aux pages des journaux ou des journalistes payés pour bloguer, bien voilà leurs voeux seront exaucés.Ces bouts de commentaires de l'option politique, de l'écrivain favori de tous, Nestor Turcotte, vieux routier de la chose, celui là même qui n'a aucune gêne à harceler les révolutionnaires du Québécois lorsqu'il les voit à une foire, devraient occuper les discussions à propos de la nouvelle cheffe «full» bailingue et d'appartenance canadian, Marois, du PSQ. Essayez de battre ou de prendre en défaut ces commentaires, suite d'évènements et faits qui poursuivent depuis toujours le PSQ, pour voir…
Nestor Turcotte a écrit :
Le Parti québécois de Pauline Marois vient de convier la population du Québec à une grande conversation nationale. Le Parti québécois n’en est pas à sa première entourloupette, à sa première contradiction. Au cours des deux dernières élections, le parti a invité ses militants à ne pas parler de son option afin de s’emparer plus facilement du pouvoir. Voici qu’il propose maintenant l’inverse. Le parti, ses militants, sont invités maintenant à jaser de la chose en assurant les électeurs qu’ils n’auront jamais à se prononcer, dans un avenir prévisible et immédiat, sur les choses dont ils auront jasé. Cela fait penser à un général d’armée qui suggérait à ses troupes de parler de la future bataille en les assurant qu’il ne les mettra que sur le tard, sur le sentier de la guerre.
Le Parti québécois a toujours été ambigu sur la question nationale. De son aveu même, René Lévesque n’était pas indépendantiste. Il voulait que le Canada devienne une véritable Confédération. Lucien Bouchard et Bernard Landry – sans doute André Boisclair – souhaitaient la même chose. Parizeau était plus clair : il voulait que le Québec se détache du Canada et devienne un pays indépendant.
Pauline Marois n’est pas plus explicite que la majorité de ses prédécesseurs. La seule chose crédible qu’elle a pu dire sur la souveraineté du Québec, c’est qu’il y aurait, suite à un vote positif, cinq années de turbulence (sic) ou encore d’effervescence (resic). Pour l’instant, elle s’en remet au placotage des citoyens dont elle tirera bien ce qu’elle voudra, le moment venu. En politique, on appelle cela de la diversion.
Les Québécois aiment parler entre eux des choses à faire ou ne pas faire. Ils aiment discuter des choses qu’il faudrait faire à condition que cela ne dérange en rien leur confort et leur indifférence. Ils n’ont pas le courage de décider entre rester dans le pays où ils habitent ou le quitter et en fonder un autre avec tout ce que cela comporte. Il semble que les Québécois soient maintenant fatigués de jaser du grand soir auquel le Parti québécois les avaient conviés. Parce qu’ils savent, comme par intuition, que quelqu’un ne leur a pas dit toute la vérité, et surtout, quel prix il faudrait payer pour se lancer dans une aventure que personne n’est arrivé à préciser. Bernard Landry avait lancé la saison des idées. Pauline Marois lance la grande conversation nationale. C’est un copier coller qui n’échappe pas à l’observateur avisé.
7 mars 2008 à 5:26
Propos...
Bien sûr... Vous devinez que ma référence à «crypto fédéraliste» provient de ces termes, «quel prix... à payer» et «une aventure», à propos de la fondation d'un pays pour le Québec.
Bien sûr... La portion favorite de tous est au paragraphe qui parle des Québécois et leur manque de courage de choisir le pays. Vous y verrez là une perspective que l'ont connait bien depuis longtemps, depuis les forums du CSQ et Politiquebec et Vigile de 2003. Ce qui, sans mon intervention cette fois, fait paraitre les propos de l'enseignant Joseph Facal, rapportés par Michel Vastel, comme un novice passé date depuis cinq ans. Prêts pour un autre passage à la Nestor, les gars ?...
Nestor Turcotte a écrit :
Monsieur Drolet,
Vous versez dans le péché commun des péquistes. Quand ils ne sont plus capables d’argumenter, ils attaquent férocement le messager. Je suis philosophe de métier. Et j’en suis fier. J’ai une bibliothèque personnelle de plus de 5000 volumes et j’ai passé ma vie, en plus de donner de bons cours je crois, à lire et surtout lire l’histoire de la pensée. Et rien ne m’importe plus que la vérité.
Je ne critique pas les fédéralistes. Je sais de quoi ils sont capables. Leur procès a été fait mille fois. Et même si je recommencais, je ne ferais que redire ce que d’autres ont dit avant moi.
Je critique ceux qui proposent la voie de l’indépendance - et je suis fortement pour cette voie - mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix.
Les Québécois seront pour l’indépedance le jour où ceux qui la défendent présentement, seront capables de démontrer, noir sur blanc, comment ils feront vivre le Québec indépendant. Le nouveau pays partira avec une dette de plus de 250 milliards. Le Québec indépendant sera le pays le plus endetté de l’OCDE. Comme citoyen, j’ai le droit - et mes concitoyens peuvent aussi se poser la même question,- de demander comment le Québec indépendant va arriver à financer l’opération. Je suis prêt à me sacrifier un certain temps pour qu’advienne ce pays. Je ne recontre pas la même générosité autour de moi. Les Québécois, en général, ne veulent pas que l’on touche à leur confort et versent dans l’indifférence. Allez demander aux syndicats d’être moins voraces dans les années à venir et vous aurez une réponse négative.
Les jeunes, déjà inquiets de leur avenir, se demandent si on ne leur propose par, en allant toujours vers l’indépendance, une aventure dont ils auront à payer les frais. Je vais suffisamament dans les écoles secondaires et les cégeps pour le savoir. Étant moi-même ex-enseignant.
Et de grâce, cher monsieur, cessez d’attaquer des personnes que vous ne connaissez si peu, sinon par «cancans» interposés.
9 mars 2008 à 2:02
Propos...
Si, après avoir discuté du point de vue du prix à payer, de confort et d'indifférence, vous voulez comparer la chose politique d'enseignant à enseignant... Comparez à qui s'adressent les propos de Nestor, contre les dires de Joseph Facal à propos des deux camps, souverainistes et fédéralistes, qui vivent isolés et ne se parlent pas.
Peut-être découvrirez-vous, ce que les vieux footistes du Bleu savent déjà, que les citations du bouquin des nouveaux Ding et Dong, ont déjà été discutées entre les deux camps, il y a plus de cinq ans déjà.
Libellés : Politique-option
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