Une mairesse domestiquée ou pas !......
16.6.09
Le voici de nouveau... C'est mardi, le jour des sujets politiques et linguistiques, qui ont leurs abonnés et adeptes par milliers. Sans compromis, il va sans dire.Aujourd'hui le choix fut extrêmement difficile. Le nombre de fichiers dans le répertoire temp grossit plus vite qu'il soit possible de trouver des billettistes volontaires pour les lire et composer les habituelles intro et commentaires. Nous en sommes donc à 46 fichiers politiques et 21 fichiers linguistiques, en attente. C'est la panique, il ne reste plus que dix jours et un mardi avant le grand départ des vacances d'été et le lot ne diminue pas. Que faire ?...
Débuter par les plus vieux linguistiques qui traitent de la langue d'Air Canada, de la bourse et de la finance. Ou bien par les plus récents qui traitent de la langue du maire de Montréal et de Louis Harel, bien sûr. Les stats corrigés de Statcan et les erreurs de la baronne Marois, selon le MMF. Sinon... Il y a toujours le politique.
Donc, aujourd’hui !... L'enveloppe s'il vous plait !... Le gagnant est la linguistique et le plus récent. Soit la langue du maire de Montréal. À ce sujet, il y a trois lectures extrêmement intéressantes qui garderont votre nez bien collé sur l'écran. Mais, avant d'aller plus loin, prévoyez le confort habituel...
Débutons par un rapportage de l'agence QMI, disant qu'il n'y a aucune obligation de l'anglo-canadian, selon le MMF. Les experts anti-colonisés de la chose «colonialiste» vont se régaler ici...
Le maire n'a pas l'obligation de parler anglais
Deux jours après la tempête soulevée par la candidature de Louise Harel à la mairie de Montréal, le Mouvement Montréal français dénonce «la prétendue obligation» pour le maire de parler anglais. Le président de cette organisation, Luc Thériault, a indiqué que ce mouvement est «un peu tanné» de devoir rappeler que la maîtrise de l'anglais n'est pas un critère pour accéder au poste de maire de la Métropole. «Monter en épingle ce critère de devoir être bilingue [...] C'est oublier qu'il y a 32 ans, la Loi 101 faisait du français la seule langue officielle de l'espace public québécois, la langue de travail et la langue commune», mentionne M. Thériault.
«Regarder le cv»
Il propose plutôt de «regarder le cv» des candidats à la mairie et de s'attarder à leur «bagage» et leur «compétence». Président d'un mouvement non partisan, M. Thériault a refusé de commenter la candidature des candidats au poste de maire. Il a toutefois avoué que toute cette controverse sur la difficile maîtrise de l'américain par la candidate de Vision Montréal, Louise Harel, permettait à son organisation de ramener ce débat sur la place publique. «Si cela donne de la visibilité pour rendre l'état exact de la situation et bien tant mieux», a-t-il affirmé. (...)
Agence QMI Julie Charette
05/06/2009 14h57
Propos...
Voila qui pose la question et le problème dans son contexte. Mais, évidemment, la rapporteuse Julie ne dit pas qui réclame que la candidate mairesse de Montréal soit «full» bailingue ou bipolaire, dans une ville dont la langue commune et comprise par 90% de la population est le français.
Est-ce des fédératistes et libératistes, donc adversaires politiques, qui réclament ça ?... Ou bien, les anglo-saxons canadian du ouestilan, les partitionnistes ?... Qui, de toute manière n'ont pas droit de vote à Montréal puisque séparés de la ville.
Ou bien est-ce, le plus probable, des montréalais francophones colonisés et assimilés par l'anglo-saxon canadian qui ne peuvent supporter de se faire représenter comme «majoritaires» au lieu de minoritaires. Soit, les syndromés de Stockholm quoi. Voyons voir...
Louise Harel et le bilinguisme… Quel scandale!Un autre double standard canadian!
Elle est unilingue! Et elle veut se présenter à la mairie de Montréal. Quel scandale! Il est unilingue et il a été élu maire d’Ottawa. Quel scandale?
À chaque fois on se surprend à constater que « ces gens-là, monsieur » (pour reprendre une expression de Jacques Brel dans Les bourgeois - et ils en sont!) ont une indignation à deux gabarits.
La presse anglophone s’est déchaînée. Il ne lui en faut pas beaucoup pour que son racisme suintant remonte à la surface. Louise Harel, « le monstre… l’idiote… que seul Mom Boucher dépasserait comme repoussoir de Gérald Tremblay… etc. » ose poser sa candidature à la marie de Montréal! Quel scandale! « Elle ne parle pas l’anglais. C’est une impolitesse » éructe Peter Trent, ancien maire de Westmount. Haro!
Est-il nécessaire de rappeler qu’au Québec le français est la langue officielle, publique, commune, normale et habituelle de l’État, de l’administration, du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires. Le Québec est français! Montréal aussi!
Il est vrai qu’il y a un décalage entre l’affirmation de la loi 101 et la réalité du Québec et de Montréal en particulier. En dépit de cela 87% des Montréalais ont une connaissance du français. 60% le parlent à la maison. 19% parlent plutôt l’anglais. Et 21% y parlent une autre langue que le français et l’anglais, ce qui est moindre que l’anglais. Quel scandale y a-t-il à élire dans une métropole une maire qui parle la langue que comprennent 87% de ses commettants dans un État qui a déclaré cette langue officielle, publique, commune, normale et habituelle?
Alors qu’il n’y a pas de scandale à Ottawa? Une capitale d’un pays bilingue où vivent plusieurs locuteurs français. Où comme toujours, c’est un unilingue anglais qui a posé sa candidature et qui a été élu maire. Sans que cela ne soulève quelque vague que ce soit.
Ainsi donc il est scandaleux à une unilingue française de poser sa candidature dans la métropole d’un État français et acceptable pour un unilingue anglais d’être élu maire d’une capitale d’un pays bilingue. Chercher l’erreur!
Ce Québec est colonisé, maintenu qu’il est dans un cadre dont il ne s’est pas encore libéré.
Le Conseil de la souveraineté
Le lundi 8 juin 2009
http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/06/08-louise-harel-bilinguisme-scandale.qc
Propos...
Il semble donc que ce soit le journal unilingue de l'anglo-saxon canadian, la Gazette, qui a déclenché la tempête contre la candidate Harel. Ce qui augure bien, puisqu'une grande majorité de ses lecteurs ne résident pas à Montréal, plutôt dans les banlieues. Donc n'ont pas droite de vote contre Harel. Tel que l'ancien maire et partitionniste reconnu de Westmount, Peter Trent.
Toutefois, ce qui est vraiment étonnant, dans cette perspective, c'est de comparer la réaction hébêtée des montréalais francophones bipolaires lorsqu'on leur dit, parce qu'ils ne le savent pas, qu'à Ottawa il y a un élu unilingue anglo-saxon au poste de Maire qui n'a causé aucune vague ou sourcillement que ce soit, de qui que ce soit, malgré qu'il y ait là bas une proportion de 15% à 19% de francophones. Hé oui...
Vraiment étonnant le degré d'abrutissement des montréalais francophones «full» bailingue. Pourtant, Ottawa fait partie de «l'ouverture sur le monde» des Québécois, non ?... Suivant...
Ces Québécois serviles auto-humiliés...Plus jamais les Québécois ne tolèreront qu’un de leurs leaders québécois ne se laisse humilier en public parce qu’il ou elle ne maîtrise pas l’anglais ou toute autre langue que la langue officielle de la nation, le français.
Il y a trente-deux ans, en 1977, la Loi 101 consacrait le français, seule langue officielle du Québec, la langue du travail, la langue des communications, la langue de son gouvernement et de son administration publique, la langue de l’enseignement, la langue d’intégration des nouveaux Québécois, la langue commune, quoi !
Aujourd’hui, en juin 2009, le peuple québécois subit l’humiliation de l’incident « Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal qui ne maîtrise pas l’anglais » qui suit de quelques mois l’incident « Pauline Marois candidate au poste de première ministre du Québec qui ne maîtrise pas l’anglais » !
Les Québécois subissent l’humiliation de voir à la télévision deux personnalités québécoises d’envergure, deux femmes en plus dans un Québec qui est d’une certaine façon un modèle dans le dossier de l’égalité femme/homme, deux de leurs leaders qui promettent devant les journalistes au Québec de suivre des cours d’anglais pour pouvoir répondre à quelques-unes de leurs questions en anglais !
Les Québécois vont-ils tolérer qu’un de leurs chefs ou aspirants-chefs se fasse humilier ainsi chez nous en public parce qu’il ou elle ne maîtrise pas l’anglais, une langue autre que la langue officielle de la nation québécoise ?
Aujourd’hui, en 2009, 32 ans après l’adoption de la Loi 101, les Québécois vont-ils tolérer qu’un de leurs chefs ou aspirants-chefs envoie ainsi un puissant message dévastateur à nos nouveaux Québécois ? Ces immigrants arrivant au Québec avec des compétences certaines, mais qui doivent souvent travailler 40 heures par semaine au salaire minimum en plus de suivre des cours de français de 30 heures par semaine tout en tentant de s’intégrer au Québec et en essayant de fonder une famille ?
Ce message dévastateur envoyé aux nouveaux Québécois par nos leaders qui acceptent de se faire humilier en public est le suivant :
« On vous dit en arrivant que le français est la seule langue officielle au Québec, voilà pourquoi vous devez suivre des cours de français. Mais, ce n’est pas vrai que c’est suffisant et même si important que ça d’apprendre le français. Regardez-moi, leader québécois de grande expérience. Je dois me soumettre moi aussi à apprendre l’anglais au Québec, puisque certains anglophones l’exigent ! »
Plus jamais les Québécois ne doivent accepter que leurs chefs ou aspirants-chefs acceptent ainsi de se faire humilier ! Sinon, c’est le début de la louisianisation du Québec et du « Sorry I don’t speak French ». Les Québécois s’attendent à ce que leurs chefs ou aspirants-chefs se tiennent debout devant de telles tentatives d’intimidation ! »
Georges Le Gal
Tribune libre de Vigile
lundi 8 juin 2009
Propos...
Il n'y a pas plus vrai. C'est l'abrutissement total. L'état de colonisé à sa plus simple expression.
On demande aux immigrants d'apprendre et d'adopter le français pour s'intégrer au Québec, pendant que de l'autre coté des québécois francophones bipolaires ridiculisent leurs chefs de file politiques parce qu'ils ne maîtrisent pas bien la langue de la minorité anglo-saxonne.
Puis, ces chefs de file québécois francophones ridiculisés, s'inscrivent à des cours de la langue de l'anglo-saxon canadian. L'auto colonisation par l'auto minorisation, quoi. Eh eh eh !...
Donc... Êtes-vous encore étonnés d'avoir constaté, récemment, que 86% des immigrants du Québec soient «trilingues» ?... Donc, qu'ils se sont auto intégrés à l'anglo-canadienne aussi, face à seulement 8% d'anglophones, au Québec. Vraiment étonnant !...
Libellés : Linguistique, Linguistique-apartheid
De... sp et al... le... 16.6.09,
3 Commentaires:
- Le.. mercredi, 17 juin, 2009, Parler anglais a dit...
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Je pense que parler anglais (lorsqu'on est francophone) ou parler français (lorsqu'on est anglophone), rend les gens ouverts.
De parler 2 langues donne le désir de continuer à bien parler. Et donne le désir que les autres fassent de même.
Ce qui est dommage, c'est que ce désir semble déséquilibré. Sans faire de généralités, mais en parlant de tendances :
a) Les francophones sentent une utilité à parler anglais, et ont davantage tendance à faire l'effort, puis, pour une partie d'entre eux, à devenir bilingue.
b) Les anglophones ne semblent pas avoir ce désir. D'où une moindre ouverture.
C'est dommage. - Le.. jeudi, 18 juin, 2009, a dit...
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Selon une demande spéciale... Quelques réactions des lecteurs du journal le Devoir...
Montréal est une ville française
Michel Simard
Vivement que Louise Harel devienne maire de Montréal et remette de l'ordre et du dynamisme dans notre ville. Débarrassons-nous du régime libéral corrompu de Gérald Tremblay. Et faisons en sorte que Montréal demeure une ville française et le soit de plus en plus. Et les anglophones qui ne veulent pas apprendre le français et les ultrafédéralistes francophobes comme Raymonde Chouinard n'ont qu'à déménager en Ontario s'ils sont incapables de vivre dans une société française.
Envoyé Le samedi 06 juin 2009 08:00
L'anglais
Jacques Lafond
For English dial 9. Tous les formulaires, de tous les gouvernement, unililingues anglophones pour toujours sur une simple demande. Dans les compagnies privées, c'est plutôt l'inverse. C'est en anglais et en français, si tu es chanceux, sur demande.
Ça prend un nouveau coup de barre. Louise Harel ne parle pas l'anglais. Tant mieux. Ça en prendrais bien d'autres qui ne parle pas l'anglais ou qui refusent de le parler, comme font plusieurs anglophones et plusieurs immigrés.
Aussi, CJAD. Cette radio haineuse et propagandiste. Faut fermer ça, ou au moins très sérieusement les mettres à leurs place ...
Ça urge.
Envoyé Le samedi 06 juin 2009 08:00
Notre complèxe d'infériorité
Vincent Rivard
Nicolas Sarkozy, Président de la république française, directeur général du Fonds monétaire international, président de l'Union Européenne, et j'en passe, ne parle pas un traître mot d'anglais. Il le parle si mal que même Louise Harel pourrait lui enseigner.
Il discutait hier avec Barack Obama et compagnie. C'est juste ici au Québec qu'on entend ce genre de conneries
Quand je lise des Québécois d'origine francophone appuyer de tels arguments, je me dis qu'on a pas encore tout à fait réglé notre complexe d'infériorité
Envoyé Le samedi 06 juin 2009 09:00
harel
yves archambault
Envoyé Le samedi 06 juin 2009 11:00
harel c'est totalement discréditée à mes yeux...elle est tombée dans la trappe des anglos et des collaborationnistes. honte à elle! Montréal doit être une ville française en amérique du nord.
Si vous avez raté le sens du dernier commentaire... C'est que Louise a dit, en conférence de presse, qu'elle allait prendre des cours de la langue de Don Cherry, durant les vacances d'été.
Ce qui pose encore plus les questions de pour qui et pour quoi. Puisque 90% des montréalaises comprennent tous bien le français.
LR - Le.. jeudi, 18 juin, 2009, a dit...
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Un lecteur bien intentionné, mais sale caractère tout à fait comme Bleuquebec, nous a expédié une copie de cet article...
Montréal - Mairie
Le défi anglais de Louise Harel
Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
11/06/2009 08h11
Réplique de notre billettiste volontaire linguistique...
C'est très informatif, mais il n'y a deux erreurs capitales dans ce reportage.
1- L'anglo-montréalais...
D'aucun ici n'est capable de trouver un seul nom ou un seul anglo-montréalais qui voterait pour une péquiste. Surtout pas Louise Harel.
2- Une journaliste anglophone...
D'aucun ici n'est capable de nommer ou de trouver un seul journaliste embauché par un média et qui n'a jamais obtenu son DES. C'est dire qui ne comprend pas le français. Tout le comprennent.
Pour ces raisons, Louise Harel perd complètement son temps en étudiant l'américain. Elle n'a qu'à les ignorer, simplement.
Merci pour la copie de l'article, aimable lecteur au sale caractère...
LR












