Nouveau parti et trosième voie...
22.12.10
C'est mercredi, le moment tant attendu de la semaine, le billet politique. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi. Malheureusement, le dernier billet politique de l'an 2010.Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public.
Au dernier passage politique... La cheffe canadienne bailingue du PQ, Pauline Marois, a fait encore la une de journaux avec sa proposition de réclamer 50 % de redevances à l'industrie du gaz de schiste. Sans tenir compte si cela laisse assez de marge de manoeuvre aux entreprises pour récupérer les somme investies dans les immobilisations et la recherche, ou pas. Devinons que les libéraux vont allègrement utiliser cette munition, à la prochaine élection, en leur faveur.
Puis... Nous avons été choyés. Une lettre du riche et célèbre pensionné de la philo, Nestor, nous proposait que les partis politiques actuels, présents à l'ANQ, vont frapper un mur. Seul un nouveau parti vraiment différent peut l'éviter.
Cette semaine à la célèbre politique... Nous en sommes à 76 fichiers et nous avons fait un autre saut, en octobre.
En première lecture... Justement. Nous entamons une séquence de lectures qui traite de ce nouveau parti politique. Qui, à bien des égards, semble être une invention des journalistes et chroniqueurs des médias. Mais que, sa popularité, ne fait aucun doute. Cette première nous rapporte les réactions du milieu des affaires.
En seconde... Un rappel très important. Quelques données du sondage de Léger et Léger sur l'arrivée de ce présumé nouveau parti politique. Prenez des notes, elles seront utiles plus tard. Bonne lecture...
Création d'un nouveau parti: réactions positives du milieu des affaires
(Québec) Les réactions du milieu des affaires quant à la naissance d'un mouvement politique de centre droit sont prudentes, mais néanmoins intéressées.
Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), croit que le mouvement pourrait recueillir sa part d'appuis dans le milieu des affaires québécois.
«Peut-être que les gens y verront une évolution de ce qu'était l'ADQ [Action démocratique du Québec], avance-t-elle. [...] Les idées qu'on semble vouloir y aborder sont certainement des thèmes qui recoupent ce que présentaient les lucides.»
Que l'on prône un assainissement des finances publiques dans une optique de productivité n'est certes pas pour déplaire au milieu des affaires, note Mme Bertrand. «Si jamais le mouvement se transforme en parti politique, on peut cependant se demander dans quelle mesure ces appuis se traduiraient en votes. Vouloir assainir les finances et miser sur l'éducation? Très bien, mais encore? Ça dépend beaucoup de l'identité des hommes et des femmes de l'équipe. Il faudra voir si c'est positif ou négatif dans la mesure où il y aurait une division du vote.»
Faire abstraction du débat constitutionnel
Quant à l'absence de couleur constitutionnelle, Mme Bertrand reste prudente. «Plusieurs personnes trouvent qu'il est temps que l'on fasse abstraction de ce débat, mais pour d'autres, autant du côté fédéraliste que du côté souverainiste, la préoccupation est toujours aussi présente.»
Du côté du Conseil du patronat du Québec (CPQ), si on se refuse à commenter la rumeur de la création d'un parti politique, on se réjouit que des représentants du monde des affaires soient encore intéressés par la chose politique, malgré le cynisme ambiant.
«Je suis agréablement surpris qu'en dépit du climat actuel, des gens croient encore en l'action politique», affirme le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval. «Je craignais de plus en plus que des personnes qui ont de l'expérience, qui ont quelque chose à dire, se retirent peu à peu du débat public. Et on ne peut que se réjouir que l'on débatte de questions touchant la prospérité et le développement économique du Québec.»
Gens d'affaires stigmatisés
Néanmoins, M. Dorval n'a pas senti que l'éventuelle formation d'un mouvement de réflexion politique créait beaucoup de remous dans le milieu des affaires. «Par contre, ce qui préoccupe beaucoup, ce qui est d'actualité, c'est qu'avec tous les scandales et les procès d'intention, les gens d'affaires craignent d'être stigmatisés, de devenir persona non grata en politique.
«Il y a une espèce de puritanisme qui nous inquiète beaucoup. Il ne faut pas se méprendre, nous sommes tout à fait d'accord avec la nécessité d'avoir des lois sur le lobbyisme et le financement des partis politiques pour protéger nos institutions, mais c'est rendu qu'on fait tellement d'allusions dès que ça touche le monde des affaires... C'est pourquoi c'est si formidable qu'il y ait encore des gens désireux de débattre de la chose publique», conclut M. Dorval.
Jean Pascal Lavoie
Le Soleil - Le 07 octobre 2010
La troisième voie Quelques jours après le lancement de son projet de mouvement politique, François Legault reçoit déjà l'appui de 30% de l'électorat. C'est du jamais vu depuis la création du Bloc québécois par Lucien Bouchard en 1991 et de l'ADQ par Mario Dumont en 1994.
Mais cet appui reflète bien davantage la colère des électeurs et le rejet des partis actuels qu'un appui au nouveau parti. Ils veulent du changement et aucun des partis actuels, que ce soit le Parti libéral ou le Parti Québécois, ni même les tiers partis comme l'ADQ, Québec solidaire ou le Parti vert, ne suscite beaucoup d'enthousiasme chez les électeurs. Les allégations de corruption et les chicanes de famille nuisent non seulement au Parti libéral, mais à toute la classe politique.
Quelques chiffres du sondage :
68 % des gens ont entendu parler du nouveau mouvement politique. Plusieurs croyaient que les gens ne s'intéressaient pas à la politique.
61 % souhaitent une nouvelle formation politique au niveau provincial.
54 % aiment François Legault. Un politicien est toujours plus populaire après avoir démissionné
46 % seraient intéressés à appuyer la nouvelle formation de François Legault
30% voteraient pour ce parti
Le nouveau parti récolterait des votes chez tous les partis politiques. 47 % des adéquistes, 34 % des électeurs de Québec Solidaire, 29 % des péquistes et 14 % des libéraux le soutiendraient.
Ces données ne sont pas une bonne nouvelle pour le Parti Québécois. Sans cette troisième voie, le PQ voguerait allégrement vers une victoire facile aux élections. C'est aussi une mauvaise nouvelle pour le Parti libéral qui perdrait presque tous ses comtés francophones. Et c'est encore pire pour les tiers partis qui verraient fondre leurs appuis et mettraient en jeu leur existence même.
L'extrême-centre
Mais il ne faut pas trop se faire d'illusion, ce mouvement comme tant d'autres avant lui risque de s'essouffler s'il ne reçoit pas rapidement des appuis de personnalités crédibles.
La majorité des électeurs québécois ne sont ni à droite, ni à gauche, mais ailleurs.
S'il existait, le parti du peut-être, nationaliste et d'extrême-centre, remporterait toutes les élections au Québec. Les difficultés vont commencer quand ce mouvement prendra des positions nouvelles sur les finances publiques, les programmes sociaux et la réforme du fédéralisme.
Les Québécois s'entichent facilement par la nouveauté, mais la délaissent aussi rapidement.
Lorsque l'intention de vote au Canada anglais varie de trois points, c'est l'hystérie collective. Lorsque cela varie de 30 points au Québec, on appelle cela une saute d'humeur.
Sondage Léger Marketing
68 % ont entendu parler du nouveau mouvement politique
61 % souhaitent un nouveau parti
54 % ont une bonne opinion de François Legault
48 % veulent un parti nationaliste
46 % sont intéressés par ce nouveau mouvement
30% voteraient pour ce parti
Sondage 1001 Québécois, 8 au 10 octobre 2010
Jean-Marc Léger
Le journal de Montréal - 13/10/2010 05h32
Propos…
Il semble que la majorité des électeurs ne sont ni à droite et ni à gauche. Il ne reste plus qu’à trouver où ils se situent, exactement.
De la part de votre associé à la politique, bonne semaine des joyeuses fêtes. Bonne et prospère année 2011. Au plaisir de vous retrouver en forme au premier mercredi de la nouvelle année.
Libellés : Politique, Politique-sondages, Politique-strategie
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