Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

Trafic d'influence au PQ... Marois débranchée...

Nous sommes mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique, c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant.

Cette semaine à la célèbre politique en différé... Toujours en mode croisière, ça roule. Nous en sommes maintenant à 166 objets. Et encore a février 2012.

En première lecture... Une lecture peu connue. Le trafic d'influence et le copinage, par les dons, au parti des blancs comme neige, les péquistes du PQ.

En seconde... De vieilles rengaines entre la cheffe du PQ Marois et l'anglophone chef du QLP Charest. À savoir, qui est ou n'est pas branché sur les réalités des électeurs. Bonne lecture.

153 000$ venant du même bureau d'avocats...

MONTRÉAL – Tout comme la Coalition Avenir Québec (CAQ) et la concentration élevée de dons provenant des membres d'un bureau d'avocats, le Parti québécois a profité de la générosité d'une firme pour garnir ses coffres.

En effet, 49 membres du bureau Fasken Martineau, qui emploie notamment de frère du député péquiste Stéphane Bédard, ont versé plus de 153 000$ à la formation souverainiste depuis 2003.

Récemment des péquistes avaient pourtant déploré sur la place publique le fait que, depuis sa création, la formation de François Legault avait amassé 20 000$ au bureau d'avocats BCF où œuvre Mario Charpentier, responsable des finances à la CAQ.

Or, au PQ, on assure que les deux situations ne peuvent être comparées.

«C'est sur 10 ans, ça veut dire quatre avocats par année, a fait valoir Stéphane Bédard. Quand on parlait de la CAQ, c'est 40 avocats, deux fois en dedans de six mois.»

Ce dernier a ajouté que la position occupée par M. Charpentier au sein de la CAQ doit également être prise en considération. « Ce qui donne l'impression d'un copinage, c'est la proximité d'un permanent avec le bureau », a lancé le député de Chicoutimi.

Pour sa part, Pauline Marois a rappelé qu'Éric Bédard «avait le droit de donner au parti de son choix», ajoutant au passage qu'il serait «inquiétant» qu'il ne contribue pas à la campagne de son propre frère.

Du côté de la CAQ, on estime que le PQ devient l'arroseur arrosé. «Je n'y vois rien de répréhensible, a affirmé Éric Caire. Par contre, où je vois quelque chose de répréhensible, c'est quand le Parti québécois nous dit "ne faites pas ça", mais que lui s'autorise à le faire. C'est du deux poids, deux mesures.»

Agence QMI
17/02/2012 20h44

Comité sur la souveraineté: Charest trouve Marois débranchée de la réalité...

Le premier ministre Charest a déploré le fait que Pauline Marois ne semble pas comprendre, selon lui, que la priorité des Québécois est à l’économie et à l’emploi.

Le premier ministre Jean Charest estime qu’avec son équipe complète chargée de remettre à jour les études sur la souveraineté du Québec, la chef péquiste Pauline Marois démontre qu’elle n’est plus en phase avec la population du Québec.

«Les Québécois doivent trouver que madame Marois est débranchée de la réalité ce matin, alors que la priorité, c’est l’emploi, l’économie», a critiqué le premier ministre et chef libéral.

Dimanche, Mme Marois a dévoilé le nom de 12 membres de son comité qui sera chargé de remettre à jour les études sur la souveraineté, d’en commander de nouvelles si nécessaire et d’identifier des moyens de ranimer la flamme souverainiste au sein de la population québécoise.

On y retrouve notamment l’intellectuel Jean-François Lisée, le comédien Emmanuel Bilodeau, le constitutionnaliste Henri Brun, l’ancienne présidente de la CSN Claudette Carbonneau et l’auteur-compositeur-interprète Paul Piché. Mme Marois elle-même présidera ce comité, alors que le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, en sera le vice-président.

«C’est plutôt triste de voir à quel point madame Marois est déconnectée de la réalité des Québécois», a estimé M. Charest, interrogé à ce sujet, à Laval, après qu’il eut inauguré un centre de traitement du cancer.

Le chef libéral et premier ministre lui reproche également son manque d’enthousiasme face au Plan Nord, ce vaste projet de développement minier, forestier et touristique.

«Non seulement elle affirme que sa priorité c’est la souveraineté, elle combat en plus le plus grand projet économique que nous avons actuellement au Québec pour créer de l’emploi: le Plan Nord», a déploré M. Charest.

La Presse canadienne
Le 20 février 2012 15h36


Propos...
Les tribulations Charest vs Marois, sont toujours intéressantes. Sinon rigolos.
Dommage que Charest soit retourné au domaine privé.

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De... sp et al... le... 20.2.13, ,

Les déserteurs... La CAQ et le COQ...

Mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique, c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant.

Cette semaine à la célèbre politique en différé... Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique. Nous en sommes maintenant à 140 objets. Et a janvier 2012.

En première lecture... Le riche et célèbre chroniqueur commercial au JdeQ, Duhaime, nous entretient sur les politiciens déserteurs. Appelés aussi dans le jargon populaire des «transfuges» ou «vire-capots». Y a-t-il vraiment de bons individus et de mauvaise équipe ?... Ou bien est-ce le contraire ?... À vous de juger.

En seconde... Une lecture absolument délirante. C'est bien connu, l'UQAM est le nid et le refuge par excellence des souverainistes pékékistes du PQ, au Québec. Voici donc, encore une fois, une enseignante de métier de l'UQAM, donc parfaitement incompétent en matière politique, qui nous propose que la CAQ de François Legault caquette. Soit un ramassis d'opportunistes, sans avenir. Bonne lecture.

UNE ARMÉE DE DÉSERTEURS...

François Legault pense construire sa Coalition Avenir Québec sans idéologie, en regroupant des transfuges venus de n’importe où, uniquement attirés par l’odeur de bons sondages bien frais.

La seule condition pour être accueilli à bras ouverts dans le refuge caquiste: mettre vos convictions politiques au vestiaire et remplacer ça par l’efficacité, le pragmatisme, le changement ou autres slogans creux.

PAS SI SIMPLE
Selon le sondage de l’Agence QMI d’hier, l’arrivée des derniers vire-capots ne semble cependant plus très bien accueillie par un électorat qui flaire soudainement l’opportunisme et l’hypocrisie politicienne.

Le chef caquiste répète présentement, une à une, toutes les erreurs commises par les adéquistes à l’hiver 2002-2003.

D’abord, en refusant les étiquettes, Legault invite ses adversaires à le définir et attire vers lui toutes les guidounes sans convictions que peut compter l’univers politique québécois – et Dieu sait qu’il ne manque pas d’aspirants-politiciens prêts à n’importe quelle bassesse pour accéder au pouvoir.

BONS INDIVIDUS, MAUVAISE ÉQUIPE
Qu’on se comprenne bien. Les hommes et les femmes qui joignent la CAQ sont souvent de grandes valeurs. Ex-adéquistes de centre-droit, Sylvie Roy et François Bonnardel ont démontré ces derniers mois qu’ils peuvent à eux deux incarner pratiquement seuls la véritable opposition officielle à l’Assemblée nationale. François Rebello est un brillant et sympathique environnementaliste de gauche qui peut grandement contribuer à une formation. Marlene Jennings demeure une trudeauiste articulée redoutable.

Le seul problème est que tout ce beau monde se retrouve dans une même équipe alors qu’ils ignorent ce qui peut bien les rassembler. Qu’ont-ils en commun sauf vouloir gagner la prochaine élection?

Quand le ciment d’une coalition tient à un sondage, il devient difficile de garder une quelconque unité quand l’enthousiasme baisse, comme c’est le cas de la CAQ.

LA DÉGRINGOLADE
Parti trop haut, trop vite, sans être capable d’expliquer clairement ce qui la différencie des vieux partis, la CAQ risque de n’être qu’une étoile filante dans le firmament politique québécois.

Comme Mario Dumont il y a neuf ans, Legault passera les prochains mois à rencontrer des tonnes de candidats potentiels qu’il indisposera parce qu’il devra en écarter l’écrasante majorité, à courir aux quatre coins du Québec à ramasser de l’argent pour son parti sans le sou et à réparer les pots cassés par ses nouvelles vedettes inexpérimentés ou ignorantes de ce qu’est la CAQ.

Il arrivera au déclenchement des élections au printemps épuisé, avec une organisation encore en pleine gestation, une équipe inexpérimentée, sans cohésion. La campagne électorale se résumera à une série de gaffes anecdotiques que se feront un malin plaisir à rapporter les mêmes journalistes qui quelques mois plus tôt gonflaient la balloune caquiste.

Ceux qui rêvent plutôt à une répétition des vagues adéquiste de 2007 ou orange de 2011, où des partis réussirent à conquérir le coeur des Québécois avec une claque pis une bottine, notez que ces montées s’effectuèrent en pleine campagne électorale et que les deux partis terminèrent néanmoins dans l’opposition.

Une armée de déserteurs peut gagner une bataille… pas une guerre!

Éric Duhaime
Le 15 janvier 2012
http://blogues.canoe.ca/ericduhaime/general/une-armee-de-deserteurs/comment-page-1/#comment-94651

Et si la CAQ était un COQ?

Plutôt scandaleux, non, le mépris à l'égard de l'ensemble de ses membres manifesté par la plus haute instance de l'ADQ, qui n'hésite pas à brader ses principes pour ce plat de lentilles qu'est l'éventuelle réélection de ses députés à l'Assemblée nationale, sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ)? Avec, à la clé, réconciliation des Deltell et autres Caire, qui vont se retrouver ensemble sous un nouveau-chef-ancien-ennemi.

Plutôt douteux, aussi, le jeu de chaise musicale de quelques péquistes renégats — eh oui, renégats — lesquels, attirés par le miroir aux alouettes que font chatoyer les sondages, jettent aux orties leurs convictions, dans l'espoir, eux aussi, de sauver leur poste de député et de peut-être se retrouver au pouvoir, si jamais cette CAQ arrivait à déloger le premier ministre le plus conspué depuis des lustres...

Le dernier en date, l'inénarrable François Rebello, a soulevé tout un nuage de poussière dans la basse-cour parlementaire, surtout dans son recoin péquiste, outré par l'effronterie du grand gamin, qui, après avoir juré fidélité il y a un mois, tel un magicien, vient de retourner sa cape d'un beau bleu ciel pour en exhiber le côté bigarré, au grand dam de ses commettants de La Prairie. Et ce, tout en jouant les toreros de salon: «Voyez, ma cape bleue est toujours là, je choisis juste d'en montrer le côté bariolé pour une dizaine d'années...»

Multicolore, la cape des nouveaux caquistes? On en caquette un peu partout, on s'interroge... Le virage à 180 degrés de François Rebello, le rappel de son ancien serment de fidélité à son mentor, l'autre François, celui qui a aussi quitté le Parti québécois dont il n'avait pu devenir le chef, agit comme révélateur des motivations de la plupart des députés qui ont abandonné leur parti au cours des derniers mois, ou se montrent disposés à le fusionner avec le parti chamarré qui se prétend coalition...

Mais où trouve-t-on un tel assemblage de couleurs? Ne pense-t-on pas ici à la flamboyante queue des plus jolis coqs de combat? Bien sûr, les couleurs de la coalition sont plutôt pâlottes, plutôt mièvres même. Le passage dans les rangs de cette coalition, qui prend de plus en plus l'allure d'un conglomérat, se trouve ainsi facilité par l'insipidité de ses couleurs et de ses idées, par leur flou que l'on ne peut certes qualifier d'artistique...

Et c'est ce flou, ce ni-à-gauche-ni-à-droite, ce ni-fédéraliste-ni-souverainiste, qui permet à tout un chacun en mal de réélection assurée, assortie bien sûr d'un salaire tout aussi garanti et de la possibilité d'accéder à quelque poste de ministre, de se glisser dans les rangs coquistes — non, non, ce n'est pas une coquille! Car ce nouveau parti attire, comme un aimant, en raison des sondages qui le font gagnant d'une sans doute prochaine élection, les députés opportunistes qui quittent la barque en perdition, adéquiste ou péquiste, de leur propre parti.

Voilà donc aux yeux de bien des gens, que l'on accuse d'ailleurs de cynisme, le commun dénominateur qui caractérise les nouveaux députés de la formation de François Legault: l'opportunisme.

Nous sommes bien loin d'une Coalition pour l'avenir du Québec, d'une CAQ, nous sommes plutôt en présence d'un Conglomérat d'opportunistes du Québec, d'un COQ, dont la queue miroitante ne manquera pas de pâlir, au fur et à mesure que de nouveaux transfuges — on est toujours en attente de ceux du Parti libéral — viendront s'installer dans ses nids de poule et que le bon peuple se rendra compte que le changement dont il est si friand ne loge pas à cette enseigne.

Simone Landry
Professeure honoraire à l'UQAM
Le Devoir le 19 janvier 2012 Québec


Propos...
Est-ce possible que 1 180 758 électeurs qui ont voté pour les candidats de la CAQ, se soient tous trompés ?...

Plus imbécile qu'une enseignante de métier, en matière politique, est-ce possible de trouver pire ?...

Avez-vous remarqué que les employés, enseignants syndiqués incongédiables à l'UQAM, ne commentent jamais l'actualité des plombiers et la plomberie ?...

Libellés : , ,

De... sp et al... le... 3.10.12, ,

Élection générale 4 septembre 2012...

Parti L B M M québécois
1 393 540 votes 31,94 % + 251 789 - 54 élus + 3

Qouibec liberal party
1 361 618 votes 31,21 % -(4 428) - 50 élus - 16

Coalition avenir Québec
1 180 758 votes 27,06 % + 649 400 - 19 élus + 12

Québec solidaire
263 233 votes 6,03 % + 140 615 - 2 élus + 1

Option nationale 82 857 1,90 %
Parti vert du Québec 43 517 1,00 %
Indépendants 11 861 0,27 %
Parti conservateur du Québec 7 709 0,18 %
Coalition pour la constituante 5 289 0,12 %
Parti nul 2 746 0,06 %
Équipe autonomiste 2 184 0,05 %
Union citoyenne du Québec 2 093 0,05 %
Parti de la classe moyenne du Québec 2 057 0,05 %
Parti marxiste-léniniste du Québec 1 988 0,05 %
Parti unité nationale 1 244 0,03 %
Parti indépendantiste 1 233 0,03 %
Bloc pot 415 0,01 %
Québec - Révolution démocratique 257 0,01 %
Parti équitable 126 0,00 %
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Bulletins...
Valides 4 362 756
Rejetés 54 042
Vote exercé 4 416 798
Variation de 2008... + 1 120 884 + 34 %

Électeurs inscrits : 5 919 778
Variation de 2008... + 180 967
Abstentions....... 1 502 980 25,39 %
Taux de participation 74,61 %
=============================

Libellés :

De... sp et al... le... 4.9.12, ,

Cul de sac CAQ... Cultiver l'ambiguïté...

Mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique, c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant.

Au dernier passage politique, le 20 juin dernier... Un reportage des employés du JdeM nous relatais que le chef de la CAQ, Legault, au sommet des sondages le 24 juin 2011, magasinait ou faisait de l'oeil à des candidats potentiels pour meubler ses rangs, de gens connus et compétents, en préparation de sa transformation de groupe de pression en un parti politique. Une vieille histoire dont nous savons ce qu'on été les résultats.

Puis... Un second reportage de la PC, nous confirmait que le sommet de la CAQ n'était pas très loin, à ce moment là, le 23 juin 2011, avec 47 % des intentions de vote pour la CAQ fusionnée à l'ADQ. Un sommet qui n'était qu'illusoire. Puisqu'il ne s'est plus jamais reproduit, depuis.

Cette semaine à la célèbre politique en différé... Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique. Nous en sommes maintenant à 143 objets, après le nettoyage des vacances. Étonnamment en janvier 2011.

En première lecture... Une vieille lecture, bien sur. Tout de même intéressante. Surtout que cette opinion, publiée au Devoir, est de l'adversaire, le député Marceau des communistes syndicalistes du PQ. Voyons voir s'il avait vu juste à propos de la CAQ, ou pas.

En seconde... Autre vieille lecture pour éloigner les espions des médias. Un reportage très intéressant de l'employé fédéraliste, Journet, de la Pesse de Geska. À propos d'une certaine ambiguïté que Legault et la CAQ cultivent. C'est ici que vous découvrirez une astuce absolument hilarante, que vous avez oublié, le «ni-nisme», inventé par le politologue Alain Noël. C'est qui, celui-là ?...

Puis, vous découvriez une autre fabrication de l'intellectuel homo sapien, Danic Parenteau, auteur de «Les idéologies politique», à l'effet que François Legault veut devenir premier ministre sans faire de politique. Elle est vraiment bonne, celle-là, de la part d'un autre inconnu. Bonne lecture.

Gare au cul-de-sac caquiste!

La Coalition avenir Québec (CAQ) refuse de se positionner sur la question nationale, prétextant qu'elle divise et nous empêche de nous attaquer aux vrais problèmes du Québec. Selon son chef François Legault, il faudrait d'abord régler nos problèmes et nous enrichir, ces dix prochaines années, avant de penser reposer la question de notre souveraineté.

C'est absurde.

Tout d'abord, une évidence: un Québec souverain serait très riche. Ainsi, selon un classement établi par l'Institut de la statistique du Québec à l'aide du PIB par habitant, le Québec se situe au 28e rang sur 235 pays dans le monde en 2009, donc parmi les 12 % les plus riches. Les voisins du Québec dans ce classement sont des pays tels que le Japon (27), la France (26), le Royaume-Uni (24) ou encore la Nouvelle-Zélande (32); rien de gênant.

L'idée de la CAQ de s'enrichir encore plus avant de pouvoir devenir souverain apparaît alors absurde. Car si on accepte cette logique, les 207 pays qui nous suivent au classement seraient des imposteurs, qui devraient renoncer à leur souveraineté, le temps de s'enrichir. Ajoutons que les pays nous devançant au classement sont devenus souverains à des niveaux de richesse beaucoup plus faibles que le nôtre aujourd'hui. L'exigence caquiste d'une richesse encore plus élevée est donc sans fondement.

De la même manière, l'idée caquiste qu'il faille régler nos problèmes avant de devenir souverain ne tient pas la route. Un grand nombre de pays, devant et derrière nous au classement, ont des problèmes à régler. Dans de nombreux cas, ces problèmes sont au moins aussi graves que les nôtres, et dans certains cas, ils sont bien plus graves. Ces pays devraient-ils renoncer à leur souveraineté, le temps de régler leurs problèmes? Les nations qui ont accédé à la souveraineté à travers l'histoire l'ont-elles fait dans un moment de grâce, pendant une période où elles n'avaient aucun problème? La réponse à ces questions est évidente et on doit conclure que cette autre idée caquiste n'est pas plus convaincante.

Je crois, quant à moi, que la question de notre souveraineté est plus actuelle et pertinente que jamais. Elle nous permettrait de mettre la main sur les moyens qui nous manquent cruellement pour nous enrichir encore plus et pour régler nos problèmes.

Avec la souveraineté, les Québécois obtiendront des pouvoirs fondamentaux en matière de culture et de télécommunication, de justice criminelle, de propriété intellectuelle, de lutte contre les monopoles, ou encore d'assurance-emploi, tous actuellement entre les mains du Parlement fédéral dans lequel nous sommes une minorité.

Avec la souveraineté, nous cesserons de partager avec ce même Parlement fédéral nos pouvoirs en agriculture, en environnement et en immigration. Avec la souveraineté, ce sera la fin des intrusions du Parlement fédéral dans les secteurs de la santé ou de l'éducation. Avec la souveraineté, le Québec négociera lui-même ses traités avec ses partenaires internationaux alors qu'aujourd'hui, le gouvernement Harper parle en notre nom et défend le plus souvent les intérêts du Canada, à notre détriment.

Avec les moyens et les pouvoirs qu'elle implique, la souveraineté permettra, entre autres, d'atteindre notre indépendance énergétique, de maintenir le registre des armes à feu, de traiter les jeunes contrevenants selon nos valeurs, de mieux protéger notre langue, de ne remplir qu'une seule déclaration de revenus, de donner des dents à la loi contre les monopoles, d'accroître la concurrence dans le secteur des télécommunications, de signer des traités à notre avantage, de faire entendre notre voix et nos valeurs dans les forums internationaux, ou encore de corriger les lacunes du programme d'assurance-emploi et d'y intégrer de véritables parcours de formation pour nos travailleurs.

La souveraineté permettra au Québec de se doter d'une politique industrielle axée sur ses priorités plutôt que de subir la politique canadienne avantageant largement le secteur de l'automobile ontarien et celui des hydrocarbures de l'Ouest. Enfin, la souveraineté permettra au Québec de se porter à la défense de ses secteurs économiques stratégiques. On a vu ce que peut faire un pays lorsqu'Ottawa a bloqué l'achat par des intérêts étrangers de Potash Corp. de la Saskatchewan en 2010. François Legault affirme que le Québec aurait dû faire de même pour bloquer l'achat d'Alcan par des intérêts étrangers. Il s'illusionne, car pour le faire, il faut être un pays. Le Québec ne peut rien faire de tel en tant que province.

Prétendre, comme les caquistes le font, que le statut du Québec n'a pas d'impact sur notre capacité à intervenir dans notre économie, cela n'est tout simplement pas sérieux.

En définitive, je suis convaincu qu'une nation est plus à même de s'enrichir et de surmonter ses difficultés lorsqu'elle dispose de tous les leviers décisionnels. La CAQ offre aux Québécois un cul-de-sac de dix ans alors que le Parti libéral du Québec voudrait que l'impasse dure des siècles. À l'inverse, le Parti québécois propose la souveraineté, laquelle permettra aux Québécois de prendre le véritable contrôle de leur destin, de régler leurs problèmes à leur manière, avec tous les moyens d'une nation normale et libre.

Nicolas Marceau
Député de Rousseau à l'Assemblée nationale du Québec et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances et de développement économique.
Le 28 décembre 2011

Comme la CAQ de Legault, les Québécois cultivent l'ambiguïté...

(Québec) «Le ski (alpin), c'est de droite», s'exclamait le personnage d'Emmanuelle Béart dans le film À boire. La phrase peut faire sourire, mais elle montre que ce clivage est un peu partout, même si certains veulent s'en débarrasser», observe le politologue Alain Noël, coauteur de La gauche et la droite.

François Legault est un de ceux qui le trouvent sclérosant. Sa Coalition avenir Québec (CAQ) a ouvert une nouvelle voie politique, celle du «ni-nisme». «On n'est ni fédéraliste ni souverainiste, ni de gauche ni de droite», a-t-il martelé plus tôt en décembre. Cette journée-là, la CAQ a avalé l'ADQ, un parti qui s'est toujours qualifié de centre droit.

La CAQ ne propose pas «moins d'État», mais plutôt «mieux d'État». Difficile de situer sur l'axe gauche-droite ses mesures les plus médiatisées: hausser le salaire des enseignants et les évaluer, décentraliser le système de santé et d'éducation, rendre leurs dirigeants plus responsables et sabrer dans les commissions scolaires.

À l'image d'un gestionnaire, François Legault joue avec les structures, les salaires et la compétition pour améliorer les résultats», indique Jean-Herman Guay, politologue à l'Université de Sherbrooke.

En agissant ainsi, M. Legault veut devenir premier ministre sans faire de politique, croit Danic Parenteau, auteur de Les idéologies politiques. Le clivage gauche-droite. La politique ne se limite pas à la simple résolution de problèmes. C'est la gestion des conflits, argue-t-il. «Si on réussissait à diminuer les heures d'attente en brassant les structures, ce serait peut-être une solution qui ne serait pas de gauche ou de droite. Mais dans la majorité des cas, il n'existe pas une solution objectivement bonne. On en choisit une en fonction de principes et de valeurs. Et ces principes-là renvoient à la gauche et à la droite», explique le politologue qui participe aux États généraux sur la souveraineté du Québec.

En novembre, la CAQ a dévoilé son plan d'action, une liste de 20 propositions. Elle reste encore muette sur un grand nombre de sujets. Son programme doit être dévoilé à la fin de l'hiver. «Pour l'instant, c'est une série de mesures isolées. M. Legault n'a pas de vision. Par exemple, quelle vision propose-t-il pour notre système d'éducation?», lance M. Parenteau.

La fin des idées?

Comme les autres personnes interviewées pour cet article, M. Noël reconnaît que le clivage gauche-droite simplifie la réalité. Les politologues ne cessent de concevoir des modèles plus raffinés, avec de nouvelles catégories.

C'est vrai, renchérit Marc Chevrier, politologue à l'UQAM. C'est le propre du langage politique de simplifier les choses et de les présenter par antagonisme.»

Et c'est utile, poursuit M. Noël. «La gauche et la droite constituent notre grammaire politique. On l'utilise pour comprendre ce que proposent - et aussi ce que feront - les partis. C'est important, parce que le gouvernement réagit souvent à des imprévus. Et les électeurs doivent prévoir en fonction de quels critères le gouvernement réagira. Le gros bon sens, on ne va pas très loin avec cela.»

La droite morale reste absente de nos débats politiques, observe M. Guay. Quand on parle de gauche-droite, il est question d'économie. Dans sa forme la plus simple, ce clivage porte sur l'égalité. La gauche veut tendre vers l'égalité de conditions - par exemple, de revenus. La droite défend plutôt une égalité minimale, celle des droits individuels, avec un minimum d'entraves étatiques.

Ce débat ne se fait pas toujours rationnellement. Il relève aussi de l'identité et de l'affect, comme l'a déjà soutenu l'intellectuel français Marcel Gauchet. «Les gens de gauche et de droite partageaient certains traits de personnalité distincts. Le psychologue américain John Jost l'a démontré dans une étude. Par exemple, les sujets de droite avaient tendance à moins aimer le changement et à se méfier davantage des autres», rapporte M. Noël. Selon le psychologue, les sujets de droite sont plus heureux et croient qu'on obtient ce qu'on mérite dans la vie.

Diviser les camps sur un axe occasionne des effets pervers, déplorent depuis plusieurs années des politiciens comme Tony Blair, à la recherche de la fameuse «troisième voie». Chacun risque de se braquer dans ses positions, sans en examiner les conséquences. «Pensons seulement à la réforme de l'éducation. Chez nous, les progressistes ont eu tendance à la défendre sans apercevoir ses problèmes», souligne M. Parenteau.

Bush a pigé à gauche

Cela peut mener à des solutions bien intentionnées qui empirent les choses. «Peut-être qu'avec des programmes d'assurance sociale trop généreux, on diminuera le taux d'emploi. C'est une critique fréquente contre la gauche. Et à l'inverse, il y a l'allocation de 100$ pour chaque enfant d'âge préscolaire qui ne va pas dans une garderie subventionnée. L'intention est bonne, mais dans les faits, ça fera en sorte que moins de femmes travaillent», explique M. Noël.

Toutefois, Marc Chevrier apporte une nuance. «Il n'y a pas de nécessité. Ce n'est pas parce qu'on parle de gauche et de droite qu'on est obligé de tomber dans ces pièges. Rien n'empêche les politiciens ou les commentateurs d'affiner leur analyse.»

Ces pièges, M. Legault dit vouloir les éviter en pigeant ses idées à gauche comme à droite. Mais il ne réinvente rien, dit Jean-Herman Guay. Durant la récente crise financière, même le président Bush s'était résigné à recourir au modèle keynésien interventionniste, associé à la gauche, pour relancer l'économie, rappelle-t-il.

En faisant la somme des mesures dites pragmatiques, on peut quand même déterminer l'orientation d'un parti. La CAQ refuse ce calcul. En évitant les étiquettes, elle évite le dogmatisme, se vante son chef. Il s'agit plutôt d'un flou artistique truffé d'«on verra», raillent ses critiques. Jean-Herman Guay croit pour sa part que le chef de la CAQ entretient la même ambiguïté face à l'État que les Québécois. Et cela expliquerait en partie sa popularité.

Les Québécois restent attachés à l'État et à la sécurité qu'il procure. Mais ils sont quatre sur cinq à le trouver trop lourd et à penser que les finances publiques sont mal gérées», résume-t-il, en se référant à un article cosigné avec son collègue Luc Godbout en novembre dans Options politiques.

Les premiers ministres Bourassa et Charest ont essayé sans trop de succès de réduire la taille de l'État, poursuit le professeur. Legault veut plutôt le réviser de l'intérieur en ajoutant de la compétitivité et de l'imputabilité. Il a compris notre rapport paradoxal à l'État.»

Selon un récent sondage CROP-La Presse, 20% des électeurs croient que la CAQ est à gauche et 27%, à droite. Les autres ignorent que penser. Mais c'est la CAQ qui domine dans les intentions de vote.

Paul Journet
La Presse - Le 30 décembre 2011
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201112/30/01-4481982-comme-la-caq-de-legault-les-quebecois-cultivent-lambiguite.php


Propos...
C'est curieux. Depuis ces billets de décembre 2011, en pleine campagne électorale aoûtienne, personne ne parle de, si Legault et la CAQ sont de la droite ou de gauche.

Finalement, tous ont compris que nous sommes en plein dilemme. Purger de nos considérations le vieux clivage abrutissant des fédéralistes contre souverainistes, pour s'attaquer aux priorités pragmatiques.

C'est à dire, réparer ce qui ne fonctionne pas à l'éducation, à la santé et aux finances publiques, en priorité. Le reste des vieux modèles, peuvent attendre.

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Élection dans Argenteuil et LaFontaine - 11.06.2012

Dans Argenteuil, le péquiste Roland Richer l'emporte par 501 voix sur la libérale Lise Proulx, après le dépouillement des 180 bureaux de vote.
Le PQ a cependant obtenu sensiblement le même nombre d'appuis qu'en 2008.
Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), l'ancien député fédéral du Bloc québécois Mario Laframboise, n'a pas remporté son pari, mais a fait mieux que les candidats de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ) lors des dernières élections. Il a d'ailleurs grugé une bonne partie du vote libéral.
Le candidat du Parti vert, Claude Sabourin, a quant à lui mieux fait que le candidat de Québec solidaire, Yvan Zanetti.

ARGENTEUIL

Richer, Roland (P.Q.) 6 568 36,16 % 501
Proulx, Lise (P.L.Q./Q.L.P.) 6 067 33,40 %
Laframboise, Mario (C.A.Q.) 3 887 21,40 %
Sabourin, Claude (P.V.Q./G.) 543 2,99 %
Zanetti, Yvan (Q.S.) 490 2,70 %
Sabourin, Patrick (O.N.) 243 1,34 %
Lecavalier, Jean (P.CO.Q.) 190 1,05 %
Lapointe, Georges (IND) 151 0,83 %
Nicolas, Gérald (É.A.) 26 0,14 %

Bulletins valides : 18 165 98,71 %
Bulletins rejetés : 237 1,29 %
Total : 18 402
Électeurs inscrits : 43 441
Taux de participation : 42,36 %
Nombre de bureaux de vote : 180 / 180


LaFontaine est aussi un château fort. Lors des trois précédentes élections, M. Tomassi avait écrasé ses adversaires, avec des majorités de plus de 10 000 votes. Même si M. Tanguay a gagné avec une très confortable avance, il enregistre néanmoins un recul significatif pour le parti. M. Tanguay a obtenu moins de 54% de votes. Les trois derniers résultats du parti: 69,76% (2008), 62,46% (2007) et 69,53% (2003).
Le nouveau député se dit néanmoins satisfait. «On a fait une campagne très, très terrain», explique-t-il. Selon lui, l'éthique n'était pas le sujet au coeur de la campagne. Les électeurs se seraient surtout prononcés sur des enjeux locaux, comme le transport et les soins à domicile

LAFONTAINE

Tanguay, Marc (P.L.Q./Q.L.P.) 5 446 53,32 % 3 710
St-Jean, Frédéric (P.Q.) 1 736 17,00 %
Cavaliere, Domenico (C.A.Q.) 1 591 15,58 %
Rivard, Sébastien (Q.S.) 603 5,90 %
Bérard, Gaëtan (P.V.Q./G.P.Q.) 308 3,02 %
Zambito, Paolo (O.N.) 167 1,64 %
Raza, Patrice (P.CO.Q.) 129 1,26 %
Beauchesne, Marc-André (IND) 104 1,02 %
Blais, Renaud (P.N.) 88 0,86 %
Boivin, Guy (É.A.) 42 0,41 %

Bulletins valides : 10 214 98,24 %
Bulletins rejetés : 183 1,76 %
Total : 10 397
Électeurs inscrits : 40 679
Taux de participation : 25,56 %
Nombre de bureaux de vote : 158 / 158

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Pas voter pour le Bloc... corruption et collusion des partis...

Mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique, c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant.

Les blogues politiques des médias, de Quebecor ou de Voir ou de la Radiocan, c'est le lieu par excellente de la censure communiste chinoise. C'est incroyable le nombre de lecteurs connus qui y sont censurés, systématiquement. Tout comme en Chine.

Comment en serait-il autrement dans une société québécoise dont 87 % des adultes ne lisent pas les journaux et donc 49,9 % sont des analphabètes fonctionnels.

Au dernier passage politique... Nous avons repris contact avec le paradoxe souverainiste, qui a le plus contribué au maintient et à l'avancement de l'union anglo-canadienne, l'honorable Gilles Duceppe. Qui, au cours de sa carrière à Ottawa à serré la main des fédéralistes Stéphane Dion et Jack Layton, dans une union canadienne, dans une tentative de faire tomber le gouvernement des conservateur de Stephen Harper. Une analyse de l'enseignant au public, Jean Herman Guay, qui a été fort appréciée de tous les fanas de la politique du Bleu.

Puis... Un autre enseignant, dans son domaine de la science politique cette fois, Saint-Martin, nous décrivait comme le pauvre électeur Québécois type, préfère être représenté par l'opposition. Plutôt que par l'équipe au gouvernement.

Cette semaine en différé à la célèbre politique... Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.

Nous en sommes à 396 objets. Ça regonfle et ne démord pas. Étonnamment nous en sommes avril 2011. On ne sait trop pourquoi, la politique est si populaire.

En première lecture... Une autre lecture qui a été ignorée par tous les blogues politiques du Québec. Nous en sommes à la période précédent l'élection fédérale. Un autre lecteur de journaux scolarisé, Bédard, dont le métier inutile dans la vie est historien, nous donnait un indice de l'effondrement du Bloc fédéraliste québécois, dix-neuf jours avant le scrutin. Voyons voir si, celui-ci, avait bien analysé ce qui risquerait d'arriver.

En seconde... Une lecture de la chroniqueuse commerciale, Elbrably-Lévy, nous révélait une perspective différente de la collusion et corruption qui est toujours cachée par les journalistes syndiqués. Les liens entre parti politique et les paradis fiscaux du Québec, syndicats multimilliardaires. Dix jours avant le scrutin fatidique de l'élection fédérale. Bonne lecture

Pourquoi je ne voterai pas pour le Bloc...
La véritable question n'est pas de savoir si les coalitions sont possibles en régime parlementaire — elles le sont, évidemment —, mais bien si le Bloc québécois peut ou non soutenir un parti centralisateur et trudeauiste. C'est à cette question que devrait répondre Gilles Duceppe.

Sauf en 1988, j'ai toujours voté pour le Bloc québécois. Grande coalition nationale fondée à la suite de l'échec de l'accord du lac Meech, ce parti était le symbole de notre résistance par rapport aux forces tentaculaires de la centralisation canadienne. Par son existence même, le Bloc rappelait le rapatriement unilatéral de 1982 et offrait la preuve de l'impossibilité de réformer cette fédération en vue de reconnaître constitutionnellement l'un de ses peuples fondateurs.

Élection après élection, j'ai voté Bloc, malgré certains irritants: le «nettoyage civique» des discours sur la nation québécoise à partir du congrès de janvier 2000; la «CSNisation» de l'état-major du parti; la direction autoritaire d'une formation politique de moins en moins financée par sa base; le culte de la personnalité du chef (le Bloc a créé un prix Gilles-Duceppe!), etc. Solidarité nationale oblige, j'ai passé outre et continué à voter pour le Bloc. Il faut dire que j'avais été impressionné par son travail dans le dossier des commandites.

Effets négatifs
Cette fidélité inconditionnelle au Bloc a pris fin le 1er décembre 2008, date à laquelle j'appris que Gilles Duceppe allait soutenir une coalition dirigée par les libéraux de Stéphane Dion jusqu'au 30 juin 2011. Fondé après qu'un accord historique eut été sapé par Jean Chrétien et ses sbires, mon parti allait couronner le dernier héritier du trudeauisme.

L'homme de la loi sur la clarté, celui-là même qui n'avait jamais reconnu le déséquilibre fiscal, qui comparait le Québec à la Corse, allait devenir chef du gouvernement canadien grâce à... Gilles Duceppe! Nulle surprise donc que l'entente signée entre les trois chefs n'ait prévu aucune nouvelle démarche constitutionnelle: «Nous n'avons pu nous entendre sur un geste concret de reconnaissance de la nation québécoise», admettait candidement le chef bloquiste le 1er décembre 2008.

Évidemment! Le Bloc soutenait une coalition avec le NPD, un parti encore plus centralisateur que les libéraux. L'entente prévoyait aussi que le gouvernement fédéral réinjecterait 45 millions en culture... Et moi qui avais toujours pensé que la culture devait relever exclusivement du Québec.

En soutenant le parti à l'origine du scandale des commandites, Gilles Duceppe discréditait, d'un trait de plume, tous ses beaux discours sur les «valeurs québécoises». Ce qu'a fait ressortir cette entente historique, c'est le socle intellectuel que partagent trudeauistes et bloquistes: même discours moralisateur sur les affaires du monde; même inter/multiculturalisme négateur de l'histoire; même foi aveugle dans un État omniscient et dépensier. En signant cette entente, Gilles Duceppe tournait le dos à celles et à ceux qui ont toujours considéré que la question nationale primait toutes les autres.

«Bon pour le Québec»
Depuis quelques jours, le chef bloquiste tente de nous convaincre qu'une coalition similaire allait prendre forme en 2004, ce qui prouverait l'ouverture de son parti à toutes les options, pourvu que «ce soit bon pour le Québec». Cet argument ne convainc guère.

D'une part parce qu'aucune entente formelle comparable à celle du 1er décembre 2008 n'a été signée entre les conservateurs et le Bloc en 2004. D'autre part parce que, à entendre les discours de Gilles Duceppe sur «l'idéologie» des conservateurs de Stephen Harper, on se demande bien comment celui-ci aurait pu soutenir un parti aussi étranger aux intérêts supérieurs du Québec.

À moins qu'il s'engage formellement à ne plus jamais appuyer des partis centralisateurs et trudeauistes, je ne pourrai voter pour le Bloc québécois. Je crains cependant qu'un tel engagement ne puisse être tenu puisque, lors de son congrès de février, la direction du parti a imposé, malgré les réserves de plusieurs militants, une résolution voulant que «le Bloc québécois se réserve la possibilité de soutenir une coalition de partis politiques».

Si Gilles Duceppe est sérieux lorsqu'il dit rejeter «l'idéologie» de Stephen Harper — lui qui affirme pourtant ne pas en avoir —, les partis politiques que risque d'appuyer le Bloc seront forcément le Parti libéral et le NPD. Comme d'aucune façon je ne souhaite voir les libéraux prendre le pouvoir, je ne peux voter pour le Bloc.

Pour qui voter alors? Hélas, à la manière des premiers indépendantistes qui pratiquaient l'abstention au fédéral, je risque d'annuler mon vote. Une fois n'est pas coutume...
Éric Bédard
Historien
Le mercredi 13 avril 2011 16h34

Corruption électorale...
On apprenait récemment que la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a donné son appui au Bloc québécois.

À cet effet, le président de la FTQ, Michel Arsenault, a déclaré que ses «organisateurs politiques, ou ceux qui ont suivi une formation politique seront au service du Bloc pour les prochaines semaines». Il a également invité très explicitement ses syndicats affiliés ainsi que leurs membres à «soutenir activement les candidats et candidates du Bloc lors du scrutin du 2 mai prochain».

L'échange de mamours entre le chef bloquiste et le président de la FTQ ne semble faire sourciller personne. Il faut dire qu'il existe maintenant une longue tradition de copinage entre les syndicats et les partis politiques, si bien qu'il apparaît comme un phénomène naturel que nul ne remet en cause. Pourtant, il existe nombre de raisons de s'indigner de la présence des centrales syndicales dans l'arène politique.

Premièrement, est-il approprié que les syndicats demandent à leurs membres de voter pour un parti en particulier ? Quand le PDG d'une grande entreprise appuie un candidat, il le fait à titre personnel. S'il lui prenait l'envie d'inviter tous ses employés à voter comme lui, il serait affublé des pires épithètes et serait accusé d'atteinte à la démocratie. Alors pourquoi trouve-ton convenable que Michel Arsenault, le président d'une «business» comptant plus de 500 000 personnes, donne des conseils à ses membres ? Seraient-ils incapables de réfléchir par eux-mêmes ?

Deuxièmement, est-il éthique et moral que l'argent des cotisations syndicales serve à des fins politiques ? Rappelons qu'en raison de la formule Rand, tous les employés d'un milieu syndiqué doivent payer leur cotisation. Or, tous les employés ne partagent pas les mêmes opinions politiques. Pourquoi devraient-ils donc être forcés de contribuer à des actions politiques qu'ils n'approuvent pas nécessairement ? Nous n'accepterions jamais qu'une entreprise prélève à la source quelques dollars sur la paie de chacun de ses travailleurs pour soutenir un parti politique, alors pourquoi devrions-nous tolérer que les syndicats le fassent ?

Finalement, l'implication des syndicats en politique ne constitue-t-elle pas une forme de corruption ?

Quand la FTQ donne son appui au Bloc Québécois, croyons-nous vraiment qu'elle n'attend rien en échange ? Voyons donc ! Aucun syndicat ne mettrait ses ressources à la disposition d'un parti sans compter sur un retour d'ascenseur. Et à en juger par la kyrielle de privilèges dont jouissent les syndicats, soudoyer la classe politique est plutôt rentable.

Ils bénéficient, entre autres, d'un Code du travail qui les avantage particulièrement, de l'obligation pour les travailleurs de payer leur cotisation, de cotisations déductibles d'impôt, de prestations de grève non imposables, du vote non secret et d'atouts fiscaux uniques pour leurs fonds (comme le Fonds de solidarité de la FTQ et le Fondaction de la CSN). Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que le Québec ait le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord !

Obtenir la séparation de l'Église et de l'État a été un processus long et exigeant, mais indispensable à l'évolution du Québec. Aujourd'hui, les syndicats se sont substitués aux hommes en soutane, et ce sont eux qui nous imposent leurs volontés et s'arrogent des privilèges en usant de leur influence sur la classe politique. Le modus operandi des syndicats est contraire aux valeurs de la démocratie, à celles de justice et d'équité dont les Québécois s'enorgueillissent. Le moment est venu d'entamer une autre Révolution tranquille et d'exiger la séparation du clergé syndical et de l'État. Il n'existe aucun autre moyen de sortir le Québec de son immobilisme !
Nathalie Elgrably-Lévy
Le Journal de Montréal
Le 21/04/2011 05h12


Propos...
Il n'y a plus de doute que les syndicats du Québec sont corrompus et pratiquent la collusion avec les députés et membres des partis politiques. À regarder tous ces avantages fiscaux scandaleux dont ils bénéficient, sans concurrence ou équivalence.

Le Bloc et le PQ sont les plus grands bénéficiaires de la collusion des syndicats, au Québec. Pourquoi s'en priveraient-ils ?...

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Élection dans Bonaventure 05.12.2011...


Victoire libérale dans Bonaventure…
(Québec) Au lendemain de sa défaite cuisante dans Bonaventure, l'Action démocratique du Québec (ADQ) encaisse difficilement le choc, tandis que le premier ministre Charest se félicite du fait que les Gaspésiens aient voté «pour l'économie».



Arsenault, Damien (P.L.Q./Q.L.P.) 7 887 49,46 % 1 952
Roy, Sylvain (P.Q.) 5 935 37,22 %
Chartier, Patricia (Q.S.) 1 422 8,92 %
Painchaud, Georges (A.D.Q.) 365 2,29 %
Cloutier, Jean (P.V.Q./G.P.Q.) 206 1,29 %
Zibeau, Martin (IND.) 131 0,82 %
Bulletins valides :              15 946 99,04 %
Bulletins rejetés : 154 0,96 %
Total : 16 100
Électeurs inscrits : 29 510
Taux de participation : 54,56 %
Nombre de bureaux de vote : 126 / 126

«C'est évident que c'est un résultat qui est décevant pour nous. On ne jouera pas à l'autruche», a reconnu le chef de l'ADQ, Gérard Deltell.

Son candidat Georges Painchaud n'a récolté que 2,3% des votes. Précisons toutefois que Bonaventure n'est pas un terreau fertile pour l'ADQ. Le parti y avait récolté 12,20% lors de la montée de 2007 et 3,5% l'année suivante.

M. Deltell ne réussit pas à expliquer ce recul, au moment où trois Québécois sur quatre sont insatisfaits du gouvernement Charest et après que le vérificateur général a sévèrement critiqué la gestion libérale des garderies en fin de campagne. «J'y suis allé à deux reprises. J'ai rencontré les gens, que ce soit à 6h du matin au dépanneur, les dîners, les rencontres avec les maires et tout. On a fait les efforts nécessaires», a-t-il raconté.

«Les gens ont parlé avec beaucoup de clarté mardi. Le résultat est très bon. À 50%, on va le prendre», a de son côté dit Jean Charest.

Le premier ministre s'est moqué des critiques de la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Lundi soir, elle a accusé M. Legault de ne pas avoir présenté de candidat pour ne pas «diviser le vote fédéraliste».

Pourtant, selon de nombreux sondages, la CAQ arracherait plus de votes au PQ qu'au PLQ. «Jusqu'à tout récemment, c'était un souverainiste, selon Mme Marois et le PQ. Et c'est un souverainiste, François Legault», a souligné M. Charest.

Blanchet «atterré»
Les élus péquistes ne prévoyaient pas que la question du leadership de Pauline Marois soulève beaucoup de questionnements à la réunion du caucus aujourd'hui. Certains prédisent que les associations de circonscription remonteront au créneau dès janvier prochain, bien avant le conseil national prévu pour la fin du mois.

Plusieurs élus sont inquiétés par les résultats de Bonaventure, surtout que la direction du parti leur avait dit à l'origine que la partie était «gagnable». Le PQ obtient tout de même 37%, mais reste loin derrière les libéraux, qui avaient pourtant connu une bien mauvaise période à l'Assemblée nationale au sujet de l'attribution des permis de garderie, note-t-on.

Le député Yves-François Blanchet y voit tout de même un «gain significatif». «On a 37% d'appuis, alors que les sondages nationaux s'amusent à nous placer à 20%», lance-t-il.

Il se dit néanmoins «atterré» par le résultat. «Je trouve ça plus inquiétant pour les gens de Bonaventure que pour le PQ. Je trouve ça inquiétant que des gens, avec le bilan de ce gouvernement et de ce parti, votent quand même par simple habitude pour eux. C'est ça qui est très inquiétant pour moi.»

La montée de Québec solidaire agace aussi les péquistes. On sait que cette frange d'électeurs de gauche appartient normalement au PQ. Voir 9% des électeurs en région éloignée passer de ce côté n'a rien de rassurant pour les troupes de Mme Marois. Québec solidaire a presque triplé ses appuis par rapport à 2008. «Et Bonaventure, ce n'est pas un terreau favorable pour Québec solidaire, rappelle son chef, Amir Khadir. Si, aujourd'hui, on fait 9% dans Bonaventure, il y a beaucoup d'espoir pour l'avenir du Québec.»
Paul Journet, Denis Lessard et Tommy Chouinard
La Presse- le 06 décembre 2011


Propos...
Les électeurs fraudés...

Le comté de Bonaventure jouit d’une puissance électorale supérieure au reste des électeurs du Québec. Grace à ces politiciens Québécois fourbes, du QLP et du PQ.

Dans Saint-Laurent l'on compte 52 186 électeurs, pour un député. Dans Bonaventure on compte 29 510 électeurs seulement, pour un député. Soit, un poids moindre ou discrimination des électeurs de 79 %, ou 22 676 électeurs sans importance, dans Saint-Laurent.

Le candidat du PQ a reçu un nombre de vote supérieur à l'élection précédente.
Ce qui permet aux libéraux de garder leur préférée, Pauline Marois, cheffe de l'opposition et du PQ. Une stratégie extraordinairement bien calculé et exécuté, des fédératistes libéraux.

Le candidat de l'ADQ, Painchaud, a reçu 365 votes. Divisé par les électeurs inscrits, cela fait en pourcentage 1,2 % de l'électorat. Soit, 1,057 votes de moins que le communiste QS.

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États des partis politiques : 31-12-2010 B...

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Contributions recueillies par parti 2010
Nombre de contributions par parti 2010
Allocation prestations BES du DGE 2009-2010
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Contributions recueillies par parti 2010...














Nombre de contributions par parti 2010...

















Allocation prestations BES du DGE 2009-2010...

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États des partis politiques : 31-12-2010 A...

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Revenus QLP et PQ 2010
Revenus ADQ et QS 2010
Produits et charges des partis
Actifs net des partis...
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Revenus QLP et PQ - 2010...













Revenus ADQ et QS - 2010













Produits et charges des partis - 2010


















Actifs net des partis - 2010

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Rapports financiers des PP 2010, Résumé du DGE...

Québec, le 14 juin 2011 –– Le directeur général des élections du Québec, M. Jacques Drouin, rend publiques aujourd’hui les grandes lignes des rapports financiers des 16 partis politiques du Québec pour l’exercice terminé le 31 décembre 2010.

Quelques faits saillants concernant le financement populaire

L’examen des rapports financiers des partis politiques québécois pour 2010 permet notamment de constater que :
Dans l’ensemble, les revenus des partis politiques québécois ont diminué de près de 24 % comparativement à l`année 2009, passant de 16 909 846 $ à 12 870 422 $.

Cette diminution des revenus s’explique principalement par la baisse des contributions des électrices et des électeurs, qui ont versé 2,6 M $ de moins aux partis politiques, soit une baisse de 23,2 %.

45 839 électeurs ont versé une contribution politique en 2009, comparativement à 42 655 en 2010, soit une diminution de 7 % du nombre de contributions. La contribution moyenne qui était de 252 $ en 2009, a été de 208 $ l’an dernier.

14 622 donateurs ont contribué pour plus de 200 $ en 2009, alors qu’on en dénombre 12 916 pour 2010, soit une baisse de 11,7 %.

En 2009, les contributions de plus de 200 $ ont représenté 81 % de la valeur des revenus de contribution des partis. Cette proportion est restée sensiblement la même en 2010 avec 78%. Toutefois, la valeur de ces contributions de plus de 200 $ est passée d’environ 9,3 M $ à 6,9 M $, soit une diminution de 26 %.

Le nombre de donateurs ayant contribué pour 200 $ ou moins est resté relativement stable en 2010, n’accusant qu’une baisse de 4,7%.

Rappelons que depuis le 1er janvier dernier, la contribution maximale permise à un parti politique est passée de 3 000 $ à 1 000 $.

L’impact de cette réduction sur les revenus des partis pourra notamment être constaté dans les rapports financiers des formations politiques pour la présente année, lesquels devront être produits en avril 2012.

Notons également que la distinction entre les contributions de plus de 200 $ et de 200 $ ou moins ne sera plus utile, puisqu’elle découlait du fait que seule l’identité des donateurs de plus de 200 $ était rendue publique. Depuis le 1er mai dernier, la Loi électorale prévoit que l’identité de toutes les personnes ayant versé des contributions politiques est publique.

Cette information pourra d’ailleurs être consultée prochainement sur le site Web du Directeur général des élections.

Informations générales

Durant l’année 2010, le nombre de partis autorisés est demeuré à 16, le DGE autorisant en juillet le Parti de la réforme financière à changer de dénomination et à devenir le parti Nouvelle Alliance Québec-Canada. En date du 31 décembre 2010, les partis politiques autorisés étaient donc les suivants :

Action démocratique du Québec
Affiliation Québec
Bloc pot
Mouvement équité au Québec
Nouvelle Alliance Québec-Canada
Parti communiste du Québec
Parti conservateur du Québec
Parti démocratie chrétienne du Québec
Parti égalité / Equality Party
Parti indépendantiste
Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party
Parti marxiste-léniniste du Québec
Parti nul
Parti québécois
Parti vert du Québec / Green Party of Québec
Québec solidaire

Au total, pour l’exercice 2010, 541 rapports financiers étaient attendus alors que 539 entités autorisées ont produit un rapport financier, soit :

14 partis politiques sur 16;
521 instances de partis (les organisations des partis dans les circonscriptions, les régions ou à l’échelle du Québec);
deux députés indépendants autorisés;
deux candidats indépendants autorisés.

En 2010, les partis politiques et leurs instances, ainsi que les députés et candidats indépendants autorisés, ont eu des revenus globaux qui s’élèvent à 12 870 422 $ et des dépenses qui se chiffrent à 11 943 585 $. Les quatre partis représentés à l'Assemblée nationale se partagent 98,6 % des revenus et 98,7 % des dépenses.

Financement populaire et participation de l’État

L’un des fondements du système de financement des partis politiques est que seuls les électrices et les électeurs peuvent verser des contributions. Ce qui n’exclut pas une participation de l’État, notamment l’allocation basée sur les votes recueillis par chacun des partis lors des dernières élections générales.

Voici un aperçu de la participation populaire :
Les contributions des électeurs ont totalisé 8 866 996 $;
à cet égard, 29 739 électrices et électeurs ont versé des contributions de 200 $ ou moins aux différentes entités autorisées;
au total, 12 916 électrices et électeurs ont fourni des contributions supérieures à 200 $ et ces contributions comptent pour 78 % de l'argent ainsi recueilli;
la moyenne de l'ensemble des contributions est de 208 $, comparativement à 252 $ en 2009;
quant aux dons anonymes, ils se chiffrent à 6 939 $, ce qui représente 0,08 % de l'ensemble des contributions.

À ces sommes s’ajoute une participation financière de l’État estimée à 8 122 207 $, dont 3 217 207 $ proviennent des montants suivants prévus à la Loi électorale administrée par le Directeur général des élections :

Allocation aux partis politiques autorisés $

ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC
489 176
PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC / QUEBEC LIBERAL PARTY
1 257 605
PARTI QUÉBÉCOIS
1 051 114
QUÉBEC SOLIDAIRE
112 884
AUTRES PARTIS
69 655
Total allocation 2 980 434 $

Remboursements des frais de vérification aux partis 49 675
Remboursements de dépenses électorales 187 098
Grand total 3 217 207 $

Il est à noter qu’à ces chiffres s’ajoutent les crédits d’impôt accordés par Revenu Québec pour les contributions politiques provinciales. Ces crédits peuvent être estimés à environ 4 905 000 $ en se basant sur la moyenne des crédits accordés lors des quatre dernières années où cette donnée était disponible, soit de 1998 à 2001.

Revenus et dépenses

Les rapports financiers des quatre partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, ainsi que ceux de leurs instances, révèlent que dans l’ensemble, leurs revenus sont les suivants : Revenus...

Action démocratique du Québec : 738 999 $
Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party : 6 548 813 $
Parti québécois : 4 835 451 $
Québec solidaire : 570 916 $

Pour ce qui est des dépenses de ces quatre formations politiques, les rapports financiers révèlent que pour l’année 2010, elles ont été les suivantes : Dépenses...

Action démocratique du Québec : 675 478 $
Parti libéral du Québec / Quebec Liberal Party : 6 634 761 $
Parti québécois : 3 988 504 $
Québec solidaire : 494 842 $

L'exercice terminé le 31 décembre 2010 s'est soldé par un excédent des produits (revenus) sur les charges (dépenses) pour neuf des 14 formations politiques autorisées au 31 décembre 2010 ayant produit un rapport financier. Pour l’ensemble des entités autorisées, l’excédent des produits sur les charges s'élève à 926 837 $ en tenant compte des résultats non vérifiés des instances de parti, des députés indépendants et des candidats indépendants autorisés.

Voici les résultats ayant trait aux quatre partis représentés à l'Assemblée nationale et leurs instances :

Nom du parti politique
2010 Excédent (insuffisance) des produits $
2009 Excédent (insuffisance) des produits $

ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC
63 521
(208 904)

PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC / QUEBEC LIBERAL PARTY
(85 948)
3 006 936

PARTI QUÉBÉCOIS
846 947
942 775

QUÉBEC SOLIDAIRE
76 074
12 944

TOTAL
900 594
3 753 751

Flux de trésorerie (variation des liquidités)

Au 31 décembre 2009, les liquidités (encaisse) des 15 partis politiques autorisés, y compris les liquidités de leurs instances respectives, s’élevaient à 3 208 537 $. Au 31 décembre 2010, pour les 14 partis ayant produit un rapport financier, ces liquidités s’élevaient à 4 628 730 $. Voici quelle était, à cet égard, la situation des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale et de leurs instances :

Nom du parti politique
2010 $
2009 $
Variation %

ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC
114 829
154 309
- 26 %

PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC /
QUEBEC LIBERAL PARTY
2 490 493
1 908 002
31 %

PARTI QUÉBÉCOIS
1 627 393
912 831
78 %

QUÉBEC SOLIDAIRE
383 167
218 129
76 %

TOTAL
4 615 882
3 193 271
45 %

Bilan

Au 31 décembre 2010 le total des actifs nets (avoir net) des quatre partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et celui de leurs instances s'établit comme suit :

Nom du parti politique
Actifs nets du parti $
Actifs nets des instances $
Total des actifs nets $

ACTION DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC
(581 528)
(129 175)
(710 703)

PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC / QUEBEC LIBERAL PARTY
3 874 816
2 106 803
5 981 619

PARTI QUÉBÉCOIS
854 918
1 140 315
1 995 233

QUÉBEC SOLIDAIRE
(147 730)
292 649
144 919

D’ici deux semaines, le Directeur général des élections rendra disponible un document complet contenant les rapports financiers des partis politiques, des données sur les résultats des instances, ainsi que les listes des électeurs dont le total des contributions dépasse 200 $.

Entre-temps, les personnes intéressées peuvent, dès aujourd’hui, consulter le site Web du DGE à l’adresse http://www.electionsquebec.qc.ca/ . Elles y trouveront les rapports financiers tels que soumis par les partis politiques, ainsi que le document contenant les principales données financières et diverses statistiques.

Pour en savoir plus long sur les rapports financiers, il est possible de consulter le document intitulé « Statistiques sur les rapports financiers des partis politiques », qui est notamment accessible sur le site Web du DGE sous la rubrique financement.

Libellés : ,

De... sp et al... le... 14.6.11, ,

Dépenses hors contrôle et les socialistes proposent...

Autre fin de semaine nuageuse et pluvieuse de passée. De retour au lundi de la fisc, favoris de tous.

Nous disions en boucle... La fisc, c'est une maladie increvable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit via le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.

Au dernier billet fiscalité... Une lecture qui ne dément jamais sa popularité. Un reportage de journal de la DD nous proposait l'étude du train de vie super luxueux de la rectrice de l'unilingue université de l'apartheid, McGille. Que diriez vous de dépenser, en un an seulement quelques 62 milles dollars en billet d'avions, aux frais des impôts des contribuables ?... Pas facile, hein !...

Puis... Autre lecture qui a fait tomber de leurs chaises, les plus endurcis du billet de la fisc. Un résumé de l'entente entre le syndicat des cols bleus communistes et la ville de Montréal, qui coûterait aux contribuables déjà extorqués, un autre 26,8 millions supplémentaires.

Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes encore à 167 fichiers et en octobre. Il n'y aura aucune panne de lecture ici, en cette année 2011, tout comme à la toile-ordi.

En première lecture... Un reportage bref. Autre sortie du chef de l'ADQ, Deltell, pour dénoncer les dépenses inconsidérées du gouvernement libéral. Il y a une nouvelle explosion de 461 millions des dépenses, inexpliquées.

En seconde... Enfin, diront les fiscalistes amateurs du combat public privé. Voici quelques détails des propositions péquistes pour remodeler ou réaménager le financement public, ou bien être social des partis politiques. C'est le nouveau point de vue oligarque, soviétique, des socialistes péquistes du PQ, qui nous proposent des changements aux règles qui n'ont jamais été discutées, auparavant. Bonne lecture...

L’ADQ fustige les dépenses gouvernementales
Alors qu’un sondage démontre qu’une majorité de Québécois souhaitent un retour au déficit zéro dès 2011, les dépenses du gouvernement ont pourtant explosé de près d’un demi-milliard de dollars en 2009-2010, s’insurge l’ADQ.

Le gouvernement avait promis que la croissance des dépenses de l’État ne dépasserait pas 3,8 % pour l’année financière qui s’est terminée le 31 mars 2010, mais les prévisions préliminaires indiquent plutôt qu’elle atteindra 4,6 %, a dénoncé, jeudi, le député adéquiste François Bonnardel.

«Comment les dépenses du gouvernement ont pu exploser de 461 millions de dollars?» a-t-il pesté, lors de la période de questions à l’Assemblée nationale.

«Promesse non respectée»
Le député de Shefford ne se dit toutefois pas surpris que le ministre Raymond Bachand ne réussisse pas à tenir ses promesses. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2003, le gouvernement de Jean Charest n’a jamais réussi à atteindre les objectifs de croissance qu’il s’était fixés, a-t-il insisté. «C’est un échec sur huit ans, année après année, toujours défoncé», a-t-il tonné.

Le gouvernement ne sera jamais capable de respecter sa part du contrat qu’il a conclu avec les Québécois, c’est-à-dire de faire 62 % de l’effort requis pour le retour à l’équilibre budgétaire, croit fermement M. Bonnardel.

Le ministre des Finances, qui doit déposer d’ici quelques semaines les comptes publics pour 2009-2010, est resté prudent. Le Vérificateur général est en train de terminer sa vérification, a-t-il précisé. M. Bachand a toutefois juré que le Québec reviendra à l’équilibre budgétaire et fera sa part de l’effort pour y arriver.

Deltell dénonce le PQ
L’ADQ se désole également du travail effectué par l’opposition péquiste pour surveiller les finances publiques. Depuis le retour des députés à l’Assemblée nationale, le PQ n’a posé aucune question à saveur économique, reproche le chef adéquiste Gérard Deltell, qui considère que l’opposition «dort au gaz» à ce chapitre.

«Je comprends que le PQ veut vraiment souffler sur les braises du nationalisme, veut se confirmer dans sa position de plus en plus à gauche et de plus en plus radicale, mais une chose est sûre : ils ont le devoir de s’occuper des questions économiques», a-t-il signalé.
(Agence QMI)
Mise à jour : 21/10/2010 22h21

Trois péquistes veulent limiter les contributions politiques à 100 $
Québec — Trois députés péquistes proposent que la contribution maximale d'une personne à un parti politique soit réduite non pas à 500 $, comme le souhaite le Parti québécois, mais bien à 100 $. Mais surtout, les trois élus préconisent que le financement des partis politiques soit essentiellement à la charge de l'État, sans toutefois qu'il en coûte davantage au trésor public.

Dans une lettre publiée aujourd'hui dans Le Devoir, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, et le député de Gouin, Nicolas Girard, ainsi que des membres de leur exécutif de circonscription, affirment qu'une réforme en profondeur du financement des partis politiques est essentielle pour rétablir la confiance du public. «Il faut une révolution du financement des partis politiques, juge Nicolas Marceau. Il faut casser le lien entre l'argent et le monde politique. Nous voulons mettre au chômage les collecteurs de fonds. Il faut qu'ils cessent d'influencer les décisions gouvernementales.»

Cette réforme passe par l'élimination du crédit d'impôt pour les contributions politiques, qui coûte 6,5 millions par an à l'État. Cette somme serait réaffectée au financement public direct qui est versé aux partis politiques. Il est de 50 ¢ par électeur québécois, ce qui représente une somme de 2,8 millions, répartie entre les formations politiques selon le pourcentage de voix qu'elles ont obtenues aux dernières élections générales.

Le plafond pour les dons d'individus serait ramené à 100 $. En outre, seuls les membres en règle pourraient contribuer à leur parti. «Ce serait un financement véritablement populaire. Et cela élimine toute possibilité d'utiliser des prête-noms», a fait valoir Nicolas Marceau.

Le financement étatique pourrait être haussé de 50 ¢ à 1,50 $ par électeur, soit le même montant qu'Ottawa verse aux partis politiques fédéraux, a avancé le député. Pour l'État québécois, il s'agirait d'une somme — environ 5,6 millions — moindre que les 6,5 millions consentis sous forme de crédit d'impôt. Dans le projet de loi 118, un des cinq projets de loi présentés par le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, on porte de 50 ¢ à 82 ¢ par électeur la contribution de l'État aux partis.

Qui a le plus à perdre?
Les trois députés souhaitent que le parti fasse sienne leur proposition de réforme lors du Congrès national l'an prochain. Hier, Jean-Marc Fournier s'est porté à la défense du maintien de la contribution maximale de 3000 $ par personne. Prenant un «recul historique», M. Fournier est remonté jusqu'en 1987, année où le Directeur général des élections (DGE) avait pris position pour que l'on conserve ce maximum de 3000 $. Or, l'actuel DGE, Marcel Blanchet, qui quittera ses fonctions d'ici la fin de l'année, vient de suggérer aux partis politiques d'en arriver à un compromis en fixant à 1000 $ le montant maximum de la contribution.

Évidemment, le Parti libéral du Québec a beaucoup à perdre si la proposition des trois députés péquistes était appliquée. Selon les données du DGE au 31 décembre 2009, les contributions de 200 $ et plus ont représenté 6,3 millions des 9,7 millions que le PLQ a récoltés, soit près des deux tiers de ses revenus. Le parti de Jean Charest perdrait au change: quelque 4 millions, selon un calcul sommaire. Pour le PQ, il s'agit de 42 % de ses revenus de 5,4 millions, soit 2,2 millions, une somme qu'il pourrait récupérer grâce à la hausse du financement de l'État.
Robert Dutrisac
Le Devoir - le 27 octobre 2010


Propos...
Nous pouvons toujours compter sur l'intrépide employé du Devoir, Dutrisac, pour nous étonner de ce que disent les politiciens véreux de Québec.

Cette fois, la proposition est d'affamer les partis. Moins il y aura de financement des supporteurs et militants d'un parti, plus il y a des chances que le financement étatique public supporte des partis qui n'ont pas l'appui des électeurs.

L’important pour les politiciens péquistes c’est d’enlever à l’électeur le choix du parti qu’il veut financer. Remplacer cela par la bureaucratie, la direction du financement du DGE, qui lui est sous le contrôle et réponds aux politiciens élus, seulement. Voyez-vous la fraude ?...

C'est la sociale démocratie, à la castriste, parfaite. Des parti politiques qui ne sont pas soutenus et financés par l'électorat, mais par les impôts. Donc, par l'état. Au dépend des électeurs qui n'ont jamais voté pour et qui sont opposés au choix des partis politiques financés par le public.

C'est l'oligarchie autofinancée, quoi.

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De... sp et al... le... 30.5.11, ,

Des politiciens qui nous exploitent !…

Le 10 décembre dernier, l’Assemblée Nationale adoptait à l’unanimité le projet de loi 118.

Projet de loi qui modifie les règles du financement public des partis politiques. Nommément l’allocation annuelle, payée mensuellement, du DGE (1). Appelée aussi dans le langage populiste, bien être social des partis politiques. Ou BESPP

Principalement, avec la loi 118 la prestation DGE est passée de 50 cents par électeur à 82 cents par électeur. Soit une augmentation de 64 % ou 1,836,420 $ l’an en un coup. Peu importe l’état actuel archi déficitaire des finances du Québec, évidemment.

Toutefois, la règle d’application de cette prestation, inconnue ou incomprise du public électeur, n’a pas été changée. Elle s’applique encore par électeur inscrit sur la liste électorale. Et non par vote obtenu par parti, comme au niveau fédéral.

Cela veut dire qu’en ce moment même 2,498,984 électeurs ou 44 % des électeurs inscrits du Québec, financent des partis opposés à leur choix politique et à leur insu. Pour lesquels ils n’ont jamais voté. Décidément, le jadis célèbre Earl Jones n’aurait pas trouvé ou fait mieux.

Découlant de la dernière élection générale…
Voici les électeurs qui financent à même leurs impôts et à leur insu un parti politique, sans avoir voté pour ce parti. Forcément, un parti opposé à leur choix politique.

PLQ – 2,419,724 au lieu de 1,366,046 = 1,053,678 électeurs
PQ – 2,022,420 au lieu de 1,141,751 = 880,669 électeurs
ADQ – 941,211 au lieu de 531,358 = 409,853 électeurs
QS – 217,197 au lieu de 122,618 = 94,579 électeurs
PVQ – 124,687 au lieu de 70,393 = 54,294 électeurs
PI – 7,489 au lieu de 4,227 = 3,262 électeurs
PMLQ – 4,832 au lieu de 2,727 = 2,105 électeurs
PDQ – 1,004 au lieu de 567 = 437 électeurs
PRQ – 247 au lieu de 140 = 107 électeurs

Total – 2,498,984 électeurs.

Voici le calcul des prestations DGE, pour ces électeurs qui n’ont jamais voté pour les partis présents à l’ANQ. À 50 cents pour 2009 2010 et à 82 cents pour 2011 2012.

Parti –  2009 –      2010 –      2011 –      2012 –      Total
PLQ – 526,839 $ – 526,839 $ – 864,016 $ – 864,016 $ = 2,781,710 $
PQ – 440,335 $ - 440,335 $ – 722,149 $ – 722,149 $ = 2,324,968 $
ADQ – 204,927 $ – 204,927 $ – 336,079 $ – 336,079 $ = 1,082,012 $
QS – 47,289 $ – 47,289 $ – 77,555 $ – 77,555 $ = 249,688 $

Grand total = 6,438,378 $

En comparaison, voici les dons ou revenus privés recueillis par les principaux partis – 2009…
PLQ – 8 055 396 $ / PQ – 4 919 792 $ / ADQ – 628 078 $ / QS – 366 970 $

Si vous ne savez pas ce que les journaux vous cachent, que des partis politiques qui recueillent des millions en dons ou revenus privés, encaissent quand même des millions de vos impôts en prestations DGE, vous voila enfin renseignés.

Si vous avez cru que la seule façon de combattre le financement frauduleux des partis politiques était de réduire les dons du privé, voila en comparaison un exemple du fonctionnement du financement public. Dans ce dernier, les règles sont écrites telle qu’elles ne tiennent pas compte des dons et revenus privés.

Pouvez-vous deviner pourquoi, un parti qui recueille 8 millions en revenus privés l’an, reçoit quand même 526,839 $ en financement public du DGE ?… Ou bien, en revenus privés de 5 millions l’an, reçoit quand même 440,335 $ en financement public du DGE ?…

Dans le financement public ce sont les politiciens qui contrôlent et modifient les règles ou les modes d’application, à leur avantage financier.

Cela leur permet de suspendre les pouvoirs de notre représentant, le DGE, sans consulter les électeurs, si désiré. Et de hausser le financement de leur parti, de 1,836,420 $ l’an, à même les impôts d’électeurs qui n’ont jamais voté pour leur parti. Sans rendre compte à qui que ce soit, évidemment.

Faites votre choix !...
Le financement public, sous le contrôle des politiciens, député à l’ANQ. Sans la liberté pour les électeurs de choisir quel parti financer ou pas, selon les choix politiques de chacun.

Le financement privé, sous le contrôle des électeurs. Avec droit et liberté de choisir quel parti financer ou pas, selon les préférences politiques de chacun.

Décidément, le 10 décembre dernier les politiciens de l’ANQ se sont payés un régal, sans faire de bruit. Une jolie augmentation du financement de leur parti millionnaire de 1,836,420 $ l’an, à même les impôts, à votre insu. Un joli coup, remarquable.

CH

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De... sp et al... le... 12.12.10, ,

Élection dans Kamouraska 29.11.2010...

Un résultat basé sur l’insatisfaction populaire
Voilà une élection où personne ne peut se bomber le torse. C’est un résultat basé sur l’insatisfaction populaire, avec une victoire par à peine 200 voix de majorité.

Le PQ a-t-il gagné? Le PLQ a-t-il perdu? L’ADQ a-t-elle réellement marqué des points? Tout le monde ira de son analyse : les libéraux diront que l’insatisfaction s’est incarnée dans Kamouraska, les péquistes ne pourront s’empêcher de dire que c’est le début de la reconquête du Québec et l’ADQ se présentera comme une alternative réelle.

Je pense que c’est beaucoup prêter à une circonscription rurale, dans un contexte national de crise de confiance. Cette élection partielle régionale ne peut être considérée comme un microcosme de la situation politique actuelle du Québec, si ce n’est que pour l’expression d’un message clair d’insatisfaction populaire.
Jean-Luc Mongrain
Le 30 novembre 2010
http://blogues.canoe.ca/mongrain/


KAMOURASKA-TÉMISCOUATA
Mise à jour : 22:31:53 FINAL
Nombre de bureaux de vote : 159 / 159
Nombre de bulletins valides
Pourcentage de bulletins valides (%) [2] Majorité

Simard, André (P.Q.)             7 213 36,85 % 196 
Dionne, France (P.L.Q./Q.L.P.) 7 017 35,85 %
Beaulieu, Gérald (A.D.Q.) 4 509 23,03 %
Proulx, Serge (Q.S.) 522 2,67 %
Brophy Nolan, Frédéric (P.V.Q.) 314 1,60 %

Bulletins valides : 19 575 98,51 %
Bulletins rejetés : 296 1,49 %
Total : 19 871
Électeurs inscrits: 34 470
Taux de participation : 57,65 %

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De... sp et al... le... 29.11.10, ,

Maman gouvernement et voter pour qui !...

Mercredi, le moment tant attendu de la semaine, le billet politique. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public.

Au dernier passage politique... Nous avons eu droit à un régal. Le célèbre juriste Pierre Cloutier nous conviait à dénoncer le plan Marois, qui décourage et démobilise tous les souverainistes. Puis... Le jadis célèbre pensionné du ouèrnement, Nestor Turcotte, nous proposait que le « PQ paulinien » ne fait que répéter l'histoire. Histoire rappelée par la citation de « D'abord faisons la preuve d'un bon gouvernement, plus tard on fera l'indépendance. ». Il va sans dire que, sur cette dernière lecture, les discussions par texto se sont étirées jusqu'à tard dans le nuit et toute la semaine.

Cette semaine à la section politique... Nous sommes repassés à 77 objets et en pleine canicule, en juin dernier. Puis, le sort aidant, nous ferons un saut en août.

En première lecture... Voici un point de vue différent. Celui d'un PPE, professionnel de l'information, à propos de ce gouvernement qui, par sa direction de la santé, infantilise et traite la collectivité comme des déficients mentaux. Il appelle ça « déresponsabilisation ».

En seconde... Voici encore un point de vue différent. Cette fois, vous devez prendre le temps de bien planifier votre lecture, pour ne pas être pressé ou bousculé. C'est un représentant inconnu, Patrick Herbelin, d'un « Mouvement Québec Renouveau », qui nous proposes quelques éléments cruciaux, pour faire la différence et choisir entre, deux partis politiques qui se ressemblent, QLP et PQ, et un point de vue bien différent de son mouvement. Voyons voir si vous pouvez, après lecture, situer celui-ci quelque part entre Force Québec, le RLQ et les alliancistes syndicalistes soviétiques. Bonne lecture...

Le gouvernemaman...
Les Québécois ont tellement permis à Big mother d’envahir leur vie que non satisfaite de leur avoir coupé toute liberté, celle-ci les infantilise, les traite comme une collectivité de déficients mentaux et ne leur reconnaît même pas les réflexes primaires que possèdent les animaux.

Le mercure n’avait pas encore grimpé au-dessus des 30 degrés Celsius que nos pouvoirs publics tout-puissants étaient « sur un pied d’alerte », nous rassuraient-ils. Ils avaient oublié que des centaines de milliers de Québécois courent les destinations-soleil chaque année pour profiter de cette même température tropicale dont nous sommes gratifiés cette semaine. Mais tous les prétextes sont bons pour des fonctionnaires pour gonfler leur importance et leur rôle.

Le championnat revient toutefois à la Direction de la santé publique pour ses recommandations d’une insignifiance consommée : passez du temps dans un endroit frais, tels les centres commerciaux et les cinémas; recherchez de l’ombre; portez des vêtements légers; prenez une douche ou un bain, à défaut on peut se rafraîchir avec une débarbouillette, etc. Nos chiens et nos chats n’ont même pas besoin qu’on leur enjoigne de rechercher les endroits frais et de s’hydrater. Leur instinct le leur dicte, pour leur confort et ultimement pour leur survie. L’homo sapiens québécois doit cependant payer des fonctionnaires obséquieux pour le lui dire et il se félicite même d’avoir un État aussi préoccupé de son bien-être.

La même Direction de la santé publique n’est pas trop timorée cependant que des départements de soins prolongés dans des centres hospitaliers, où on entasse les personnes en fin de vie, ne soient pas climatisés, en 2010.

Les mêmes docteurs-fonctionnaires nous rappelleront aussi, par moins 30o C, l’hiver prochain, de porter tuque et mitaines pour éviter les engelures. À la première chute de neige, leurs collègues fonctionnaires des Transports nous sermonneront d’adapter notre conduite aux conditions hivernales. Ils ne seront pas foutus par contre de déneiger correctement les routes et d’étendre des abrasifs.

Déresponsabilisation
L’un des principaux problèmes de la société québécoise, la plus social-démocrate en Amérique du Nord, est la déresponsabilisation totale de ses citoyens. Depuis cinquante ans, ceux-ci ont laissé l’État gérer toujours davantage leur vie et ils ont ainsi accru leur dépendance des pouvoirs publics, dont les détenteurs ne demandaient rien d’autre. L’absence d’autonomie des citoyens est la clé de la domination du pouvoir étatique.

L’un des effets pernicieux de cette déresponsabilisation collective est de bloquer toute remise en question en profondeur de nos programmes gouvernementaux et de nos structures. Le Québec fonce dans un mur, en raison d’un endettement qui nous situe au 5e rang dans le monde parmi les sociétés industrialisées. Mais les Québécois ne veulent pas se délester de rien et les détenteurs du pouvoir en sont contents. Ils peuvent continuer à être aussi interventionnistes.
Tous les appels lancés ces dernières années pour une prise de responsabilité des Québécois, par le groupe des lucides autour de Lucien Bouchard et de Joseph Facal, par François Legault, par Maxime Bernier, ont soulevé un tollé et des ripostes très agressives à l’endroit de leurs signataires.

Quand nous sommes bien contents que des docteurs-fonctionnaires nous disent de rechercher l’ombre un jour de chaleur de 30o C et de porter des mitaines à -30o C, nous ne sommes certainement pas prêts pour un grand ménage dans l’appareil de l’État.
J. Jacques Samson
Le journal de Québec - 08/07/2010 08h41

Pour qui voterait-on ?
Parti Libéral ou PQ, mais quelle différence ?

Le paysage politique au Québec propose à la population deux grandes alternatives majeures et 2 ou 3 autres assez marginales quand il est temps de se rendre aux urnes. Si jadis la différence entre les grands partis qui se partagent le pouvoir depuis nombres d’années était très marquée par la volonté du PQ de séparer le Québec du Canada, il en est tout autrement de nos jours. Parti Libéral ou PQ, mais quelle différence ?

Deux partis qui occupent la scène politique dans le même sens. Deux partis qui répondent et obéissent uniquement aux pressions des grands lobbies, financiers, industriels, syndicaux médicaux et j’en passe. Deux partis qui en fin de compte oublient totalement la population qui se voit taxée de plus en plus et véritablement ponctionnée et pressée comme un citron dont la pulpe a déjà été consommée depuis longtemps.

Deux grands partis qui se partagent le pouvoir en nous faisant faussement croire être en opposition mais qui une fois en place commettent les mêmes erreurs, un peu comme dans un jeu à celui qui sera le plus nul.

L’un s’est par exemple rendu vivement coupable de la casse de notre système de santé et de notre système éducatif par des mises à la retraite forcées et une réforme débile et l’autre s’est empressé, succédant au premier, de poursuivre l’œuvre de destruction de son prédécesseur malgré des promesses, en 2003, de changements radicaux et massifs en un clin d’œil.


Résultat de ses 15 ans de massacre, on a jamais autant attendu dans les hôpitaux sur les listes d’attente, alors que le système n’a jamais couté si cher. ? Nos enfants sont pris en otages dans un système scolaire devenu un véritable mammouth à fabriquer des cancres qui savent à peine s’exprimer en français correct à la fin de leurs études secondaires. Je passerai bien évidemment sur les taux d’imposition infligés aux citoyens pour financer un système de corruption à tous les niveaux de l’état et qui rend des services de plus en plus minables à ces citoyens qui s’appauvrissent davantage chaque jour un peu plus au profit des plus grands trusts financiers qui engrangent de colossaux bénéfices sur le dos des travailleurs.

L’alternative PQ – PLQ ne permet pas de créer les réels changements que la population attend, nous en avons aujourd’hui la preuve par les taux d’abstention toujours croissants qui démontrent que les citoyens sont malades de leur politicien. Une sorte de gigantesque « écoeurantite » très aigue s’empare très rapidement et massivement de chaque électeur qui sait de plus en plus qu’il ne sert plus à rien d’aller voter pour bonnet blanc ou blanc bonnet.

On nous parle du côté des séparatistes de division du vote et de sabotage du mouvement souverainiste aussitôt que l’on pense éventuellement proposer la création de parti d’alternance. Quel utopie que de croire en de telles balivernes quand on sait combien les souverainistes sont déjà divisés. Divisés, non seulement à propos de la manière de réaliser éventuellement cette indépendance qui, il est vrai permettrait au Québec d’encaisser de confortables surplus d’impôts qu’il pourrait utiliser à des fins utiles pour financer les services à la population et en créer de nouveau.


Divisés sur la méthode à utiliser, sur la manière d’interagir par la suite avec le Canada, en bref ! Déjà Divisé, divisé divisé !

Il conviendrait tout d’abord de savoir ce que l’on veut au Québec ! On veut du changement OUI, mais lequel ? Dans quel sens ? Chacun a sa propre définition et ne trouve pas dans le système bi partite de réponses cohérentes à ses interrogations.

Le Mouvement Québec Renouveau qui se veut un grand rassemblement de tous les déçus, les blasés, les trahis, les cochons de payeurs qui n’en peuvent plus, les exclus de toutes natures, les ruinés du système et autres quasi cadavres de la politique condamnés à se faire taxer sans avoir le droit à la parole, propose à la population du Québec de faire pression collectivement sur nos dirigeants afin de faire cesser cette infamie exploitante des deniers du peuple.

Pour ce faire le Mouvement Québec Renouveau s’appuis sur des idées simples autour d’un programme citoyen, mis de l’avant et pensé par des gens du peuple afin de trouver des solutions tangibles et valables aux grands problèmes du moment.

Notre objectif à terme est de permettre aux québécoises et aux québécois de retourner aux urnes, dans la confiance, exercer leurs devoirs de citoyens responsables et actifs en leur proposant un projet de société utile, censé et capable de faire une différence marquée entre les grands partis pour l’avenir de nos enfants à qui nous préparons actuellement de graves difficultés.
Patrick Herbelin
Mouvement Québec Renouveau
Tribune libre de Vigile - Le lundi 9 août 2010


Propos...
Avez-vous trouvé où et comment situer celui-ci dans l'échiquier politique.
Avez-vous trouvé comment choisir entre libéraux et pékistes sans différence politique, importante ?...

Si vous avez plus de temps de lecture libre, n'oubliez les commentaires à suite du billet. Il y a la une discussion entre le point de vue fédéraliste et le point de vue indépendantiste, du PI.

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