Oui au pays non au réfé !… Pardon ?…
24.9.07
Les propos de Ségolène Royal clarifiés
Pauline Marois a promptement réagi à la publication d’un article dans « Le Télégramme », dans lequel Ségolène Royal affirmait avoir eu l’assurance de son interlocutrice qu’il n’y aurait pas de référendum sur la souveraineté, lors de leur entretien, mardi dernier, à Québec. Ségolène Royal aurait déclaré : « Il n ’ y aura pas de référendum sur l’indépendance au Québec, d’ailleurs Pauline Marois me l’a dit ». Dès que les médias québécois ont commencé à faire état de cette déclaration, la dirigeante du PQ a dit vouloir « rectifier la perception véhiculée par le journal ».
Rompre avec l’obsession référendaire
Elle soutient avoir tenu en privé, à Ségolène Royal, le même discours qu’elle tient publiquement depuis qu’ elle a été élue à la tête du PQ. D’après elle, elle n’a fait que répéter que le parti souverainiste devait rompre avec l’obsession référendaire. « Les Québécois n’ont pas dit qu’ils étaient contre la souveraineté lors de l’élection générale du 26 mars dernier, mais plutôt qu’ils n’étaient pas prêts à faire un référendum maintenant.» Elle maintient qu’aucun peuple ne peut renoncer à sa souveraineté, ajoutant toutefois que le temps et l’énergie passés à « débattre de la mécanique » ne sont pas consacrés à convaincre de la nécessité de cette souveraineté.
Le Télégramme - Monde – Québec - 23/09/2007
Propos…
Qui ne sait pas encore qu’il n’y aura pas de réfé avant deux ou trois mandats ? Si le PSQ est porté au pouvoir, bien sûr.
L’objectif de Pauline s’est de recentrer le parti sur la définition d’un pays, plutôt que sur la mécanique d’un réfé, semble-t-il. Le problème, si Pauline fait passer cette mission, sera d’aider les indépendantistes névrosés et les souverainistes aplatis qui sont tous bailingues d’éducation et anglo-américains de culture et de sport, à définir leur appartenance au pays qu’ils veulent fonder. Un pays bailingue canadian ou francophone american ? Ou bien franco-canadian ? Ce qui est en soi une tâche plus difficile qu’une mission impossible.
Entre autres sources de conflits à l’appartenance il y a la question d’intégration, dépendante du débat linguistique socioculturel.
Au parti, la politique face aux minorités en est une d’intégration à la majorité francophone. Cela vaut pour les allophones et les immigrants récents, mais exception faite de la minorité anglo-canadienne semble-t-il. Ce qui ne présage aucun changement à l’état actuel de deux sociétés d’accueil, l’une franco-américaine et l’autre anglo-canadienne. Même si depuis quelques mois on ne trouve plus de version anglo-américaine des pages au site du PSQ.
Par ailleurs, chez les indépendantistes séparés, dont le PSQ dépend grandement pour se hisser au gouvernement, on y voit toujours leur appartenance canadian. Caractérisée par l’utilisation de la langue anglo-américaine sans traduction française, dont le site Vigil en est le portail le plus frappant.
Alors… Quand et qui entamera le débat sur l’identité franco-american et l’appartenance du pays des souverainistes et des indépendantistes ? Ici, aucune idée. On a tous hâte de voir les premiers pas, les premiers six mois de Pauline, après son élection pour un aperçu. Comment va-t-elle faire pour transformer les référendistes purs et dur en souverainistes et francophones ?
Bonne question !…
Libellés : Politique-identite
De... sp et al... le... 24.9.07,
2 Commentaires:
- Le.. mardi, 25 septembre, 2007, dit...
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L'incommensurable Jean viens d'appeler, il dit qu'il est décu que son ancien blogue, l'antipoll, n'a pas été choisit par Philippe Shnobbe pour ses commentaires gratuits de l'élection de Pauline.
--- Y a-t-il quelqu'un qui a un mouchoir, en cas de larmes ?
--- Pauvre Jean... - Le.. mardi, 25 septembre, 2007, dit...
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Heu... C'est qui ça la Philippe Shnobbe ?...








