Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

Le plan Dion-Dubuc adopté …

À propos du nouveau discours et des nouveaux alliés de la cheffe du PSQ, Marois, le dix mars dernier nous disions… «Il s’agit du remplacement de la tenue d’un référendum par un «manifeste de souveraineté». Cela, pour un parti dont le plan consistera en une «gouvernance nationale». Cela, à l’intérieur d’une unité canadienne, donc d’une gouvernance provincialiste….»

C’est maintenant confirmé. Les carriéristes sont de retour en force au PSQ, donc les dissidents sans intérêts pécuniers se sont effacés et le plan Dion-Dubuc dictant ce qu’une cheffe d’un tel parti doit ou ne doit pas faire, selon les règles de l’unité canadian, a été adopté.

Pauline Marois a confirmé son emprise sur le PQ au conseil national
Saint-Hyacinthe -- Pauline Marois a triomphé au terme de son premier conseil national à titre de chef du Parti québécois. Les militants péquistes ont adopté de façon presque unanime ses grandes orientations: social-démocratie rénovée, axée sur la création de la richesse, et abandon de l'obligation de tenir un référendum.
Qui plus est, toutes les propositions qui auraient pu embêter la chef péquiste ont été écartées samedi dans les ateliers avant la plénière d'hier à laquelle 480 militants avaient droit de vote. De façon éclatante, Pauline Marois a confirmé toute l'emprise qu'elle a sur son parti.

«Tu te dis: "qu'est-ce qui se passe dans mon parti?"», a lancé, hier, Pauline Marois au cours de la conférence de presse de clôture, habituée qu'elle est des conseils nationaux houleux. La chef péquiste a souligné que la plupart des propositions avaient été adoptées en plénière «avec une sorte d'unanimité quasiment -- quand tu as deux, trois personnes qui votent contre et que personne ne se présente au micro contre».
«J'ai prouvé que j'aimais ce parti-là», a déclaré Mme Marois alors que l'émotion lui faisait monter les larmes aux yeux. «Ça fait 30 ans que je le fréquente. Je les aime, ces gens-là. Je les aime pour leurs convictions, je les aime pour leur engagement même si [certains d'entre eux] ne sont pas d'accord avec moi.»
Dans son discours devant les militants hier, Pauline Marois a affirmé que le PQ avait pris le «virage de la social-démocratie moderne», celle qui «se donne les moyens de prendre soin de son monde».
«Nous nous sommes entendus pour parler de création de la richesse, pas pour la voir comme une fin en soi, mais comme un outil, cependant, essentiel à des fins d'une plus grande justice sociale», a-t-elle poursuivi. (…)

Dans l'entourage de Mme Marois, on jubilait hier. On a soutenu que la chef péquiste récoltait les fruits de sa façon de diriger: montrer la voie sans imposer, favoriser la collégialité plutôt que l'affrontement; c'est ce qu'elle a toujours fait dans les ministères dont elle a été la titulaire. «Le parti est dirigé par une femme, ça fait une différence», a avancé, hier, la députée de Rosemont, Rita Dionne-Marsolais. «C'est moins belliqueux, c'est moins confrontant.» Un conseiller de Mme Marois jugeait hier qu'elle avait eu le mérite de rallier ses anciens adversaires, François Legault, par exemple, ou Stéphane Bédard, qui avait appuyé André Boisclair.

Chacune des 79 propositions qui ont abouti à la plénière, a été adoptée, la plupart sans véritable débat, du jamais vu dans un conseil national. Pauline Marois a expliqué que ces résolutions avaient fait l'objet au préalable de discussions soutenues dans les ateliers. En outre, elles avaient d'abord été formulées dans les circonscriptions, puis elles ont passé le filtre des associations régionales.

Plusieurs éléments des 242 propositions présentées au départ au Conseil national allaient à l'encontre des positions de la chef. C'est le cas de certaines propositions discutées dans l'atelier sur l'éducation que les membres du Comité national des jeunes (CNJ) avaient investi. On réclamait la pleine gratuité de l'enseignement universitaire et le gel des droits de scolarité. La porte-parole pour l'éducation, Marie Malavoy, et le whip Stéphane Bédard, ont veillé au grain. La notion de gratuité a été évacuée. Le gel des droits est inscrit dans la proposition adoptée, hier, mais, il est temporaire. Rapidement après une victoire du PQ, la tenue d'un Sommet sur l'éducation y mettra fin, et le gouvernement tranchera par la suite. (…)

Le porte-parole en matière de finances et de développement économique, François Legault, épaulé par son allié François Rebello, s'est assuré en atelier que des propositions centrales, souhaitées par la chef péquiste, soient adoptées sans encombre, soit l'élimination immédiate de la taxe sur le capital et la baisse du taux d'imposition des entreprises.

En matière de souveraineté et de culture, la proposition du conseil exécutif national a été adoptée sans faire de vagues. Le PQ rédigera un Manifeste sur la souveraineté, engagera un «débat sur la souveraineté avec la population» et organisera une tournée nationale. Les 12 gestes de «gouvernance nationale» feront partie de la prochaine plate-forme électorale du parti, notamment l'adoption d'une constitution et d'une citoyenneté québécoise. Les péquistes exigeront le rapatriement de pouvoirs d'Ottawa en matière de langue, de culture, d'immigration, de communications et, aussi, d'assurance emploi.

La proposition sur l'identité réitère la volonté du PQ de renforcer la Charte de la langue française, comme le stipulait le projet de loi 195, en resserrant les règles relatives à la langue de travail pour les entreprises de 49 employés ou moins. (…)
Avec la proposition sur l'identité, le PQ durcit le ton: le gouvernement ne transigera pas avec des entreprises qui ne détiennent pas de certificat de francisation. Les communications gouvernementales avec les citoyens ne se feront qu'en français sauf pour «des organismes identifiés comme bilingues». La prépondérance du français sera exigée dans les dépliants, feuillets et autres documents publicitaires.

Enfin, la volonté de Mme Marois d'instaurer des cours intensifs d'anglais à la fin du primaire ou au début du secondaire figure dans cette résolution. Mais comme un militant vigilant l'a fait observer samedi, les cours d'anglais n'ont rien à voir avec l'identité québécoise, du moins au PQ. La proposition a été votée telle quelle hier, mais on a promis que cet encouragement au bilinguisme se retrouverait dans la section sur l'éducation.
Robert Dutrisac
Le Devoir - 17 mars 2008


Propos…
Je ne sais trop encore si on a tous bien compris, mais les vieux du Bleu nous disent que tout ça ressemble drôlement en une transformation et remplacement. La transformation d’un parti politique en un remplacement du Conseil de la Souveraineté, de Gérald Larose, dans le cadre d’un «débat» sur la souveraineté. C’est à dire sans aucun levier pour réaliser la fondation d’un pays du Québec. Juste des débats.

Les trois nouveaux objectifs sont donc le «virage de la social-démocratie moderne» et «se donne les moyens de prendre soin de son monde» et «création de la richesse». Ce qui doit immensément ravir l’anglophone et chef de la PLF, nouvel allié de la cheffe Marois, Lord Dubuc ov Gesca.

En plus on y apprend qu’un parti dirigé par une femme… «C'est moins belliqueux, c'est moins confrontant.» Je présume que cela veut dire que John Charest et Mario Dumont sont en réalité des tortionnaires, dans la façon de diriger leurs partis. Et que la méthode du rejet par l’isolement des dissidents, c’est la bonne méthode pour le PSQ.

Aussi, les carriéristes provincialistes qui n’ont jamais quitté le PSQ auront du travail à plein temps. La «gouvernance nationale» feront partie de la prochaine plate-forme électorale du parti, notamment l'adoption d'une constitution et d'une citoyenneté québécoise», cela à l’intérieur de l’unité canadian, bien sûr. Ce qui doit aussi faire extrêmement plaisir aux nouveaux alliés de la cheffe Marois sur ces questions, Stéphane Dion et l’écrivain anglophone Sir Andrew Pratt.

Ajoutez… Les députés dumontistes n’ont qu’à bien se tenir, ils seront plagiés sur leur flanc droit, par cette autre astuce électorale évidente… «Les péquistes exigeront le rapatriement de pouvoirs d'Ottawa en matière de langue, de culture, d'immigration, de communications et, aussi, d'assurance emploi». Ce qui laisse présager d’autres chutes de points de pourcentages pour les dumontistes dans l’opinion publique, s'ils se battent encore en regardant le train passer. C’est le coup du tire vite sur le tapis, avant qu’ils s’aperçoivent de la chute brutale qui les attend à la prochaine élection.

Finalement… Pour les membres du PSQ, tous «full» bailingues sans le dire aux immigrants, les cours «d’anglais» obligatoire et en exclusivité à la fin du primaire et début secondaire, selon les critères bien connus de la politique de l’unité canadian, ne sont pas une composante de l’identité québécoise, semble-t-il. Surtout pas à l’image des enfants «bailingue» de la cheffe Marois et leur modèle, Justin Trudeau.

Non, les cours d’anglais obligatoire pour tous à l'école, sinon pas de diplôme, c’est seulement un truc pour la «section éducation», semble-t-il. Et non pas une confirmation de l’identité «bailingue» au lieu de française et appartenance canadian des péquistes. Surtout pas une appartenance «canadian» de la cheffe Marois, malgré ses nouveaux alliés canadian Stéphane Dion, Lors Dubuc ov Gesca et Sir Andrew Pratt ov Gesca.

Décidément… Ce plan est bourré de nouvelles orientations électoralistes, provincialistes, fait sur mesure pour des carriéristes. C’est donc le moment de modifier l’identification de ce parti et de ses membres. Dès lors adoptons la suggestion des vieux du Bleu. Au lieu de l’identifiant «péqouiste» ce sera à l'avenir les «maroisistes» et au lieu de PSQ ce sera dorénavant le PMQ, le Parti Maroisiste Québécois. Non mais... L'aimez-vous ce parti, ou quoi ?...

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De... sp et al... le... 19.3.08,

5 Commentaires:

Le.. mercredi, 19 mars, 2008, Anonymous Anonyme dit...

Oui... Je l'aime ce parti. Et Lucie dit qu'elle l'aime aussi...
ms

 
Le.. mercredi, 19 mars, 2008, Anonymous Anonyme dit...

C'est un fait. Moi aussi j'aime ce parti.
Et aussitot que possible, je vais vérifier si l'Antipol l'aime aussi...
ch

 
Le.. mercredi, 19 mars, 2008, Anonymous Anonyme dit...

Quelle chance, j'ai juste eu le temps de télécharger le dernier rapport du VGQ avant de quitter le bureau et regardez ça.

Bon... Moi aussi j'aime ce parti. Et si Gilles m'apelle, sans lui demander il va sûrement me dire que lui aussi il aime ce parti.

Tiens...
sp

 
Le.. jeudi, 20 mars, 2008, Anonymous Anonyme dit...

Nouveau rapport…
Nous avons reçu ce midi la copie en format pdf du rapport Tome 3 du DG Renaud Lachance.
Demain midi, venez voir la pupiteuse avec votre « tite » clé usb «voyageur data» de Kingston, qui la chargera avec ce Tome 3. Pour votre lecture de fin de semaine…

Fanas de David Chrétiens…
Lucie me dit de dire aux nombreux fanas de David qu’elle a apporté ce matin une nouvelle boite de mouchoirs papier Personnelle. Venez la voir pour obtenir votre mouchoir personnalisé et ainsi essuyer vos larmes, de la défaite de David au poste de VP des jeunes de l’AMD.

J’aime ce parti…
Comme nous l’avions deviné, le célèbre lecteur Jean Barsalon a appelé la répartitrice ce midi, pour nous dire que lui et ses copains de la taverne Magnan aiment TOUS aussi ce parti de Pauline Marois… Hi hi hi…

Bonne fin de journée…

 
Le.. jeudi, 20 mars, 2008, Anonymous Anonyme dit...

Nous ne sommes pas seuls. Regardez ce que ma petite viens de trouver.

Unanimisme!
Quel unanimisme! Tout le monde est beau et gentil! Plus soporifique qu'un conseil du Parti libéral, c'est tout dire. Je m'imagine la tête de VLB dans son Trois-Pistoles! La conversation nationale aux orties, finie la rigolade! Comme diraient les Français, le PQ est devenu un parti de gens sérieux et assez vieux, portant tous le même costard!
Michel Lebel
Le dimanche 16 mars 2008 22:00


Que dites-vous de ça. Même le pensionné et campagnard Lebel, aime ce parti.
Sa speu-tu ?...
ch

 

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