Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

La fisc du jeu vidéo, le plus bas RTM au Québec...

Encore une fin de semaine pas si mauvaise et ensoleillée, quoique venteuse. Comme la semaine dernière, on ne peut encore faire du vélociste, mais la pédestre et la montagne pour la remise en forme c'est potable et agréable.

Au lundi, le favori de tous et la célèbre fiscalité. Cette fois, contrairement à la semaine dernière, avec une météo prévisible, qui nous annonce un temps d'avril, de la pluie pour débuter la semaine.

Nous disions en boucle... La fisc, c'est une maladie increvable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit via le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.

Au dernier billet fiscalité... Une occasion plutôt rare. Un billet de la célèbre Nathalie Elgrably nous rappelais que nous somme les cotisés, veut ou veut pas, des victoires syndicales qui sont célébrées lors du jour de la fête du travail. Incluant les taxes sur la masse salariales aux frais des entreprises, qui ont un effet de diminution de nos rémunérations individuelles, évidemment.

Puis... Une autre guerre syndicale. Cette fois c'est les communistes du SFPQ qui s'opposent à la transformation de Revenu Québec en une agence du Revenu, se libérant ainsi du monstre des monstres, les lois sur la fonction publique. Au nom de l'efficacité, bien sûr.

Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes encore à 173 fichiers et milieu septembre. Il n'y aura aucune panne de lecture ici, en cette année 2011, tout comme à la toile-ordi.

En première lecture... Une division obscure de la fiscalité, dont on ne parle jamais. Les millions en crédits d'impôt sur les salaires des programmeurs de jeux vidéo. En résumé...
491 millions, le coût des CI entre 1998 et 2010
80 millions, coût des CI en 2010
11,428 $ coût des CI par employé 2010
63,000 $ le salaire moyen d'un employé 2010
8,956 $ l'impôt moyen payé par employé 2010

En seconde... Une autre de ces lectures qui requièrent des notes dans votre bloc notes, sans contredit. Le dévoilement du RTM, revenu total médian, de Statcan. Bonne lecture...

Industrie du jeu vidéo: la fiscalité, le secret du succès...
Le gouvernement du Québec a accordé un demi-milliard de dollars en crédits d'impôt aux studios de jeux vidéo, dont 80 millions cette année. La question est inévitable: Québec s'est-il payé son industrie des jeux vidéo?

Le grand patron du studio d'Ubisoft à Montréal, le premier studio à avoir bénéficié des crédits d'impôt en 1997, ne voit pas les choses de cette façon. «C'est une question hypothétique, dit Yannis Mallat. Les crédits d'impôt auront au moins eu le bénéfice de faire en sorte qu'on s'installe»

Comme tous les directeurs de studio montréalais, Yannis Mallat croit que la créativité québécoise est la principale raison du succès de sa province d'adoption dans les jeux vidéo. «On le vérifie encore jeu après jeu», dit-il.

Depuis 1998, les crédits d'impôt ont néanmoins coûté 491 millions de dollars aux contribuables québécois, soit en moyenne 38 millions par année. Selon le ministère des Finances du Québec, les crédits d'impôt coûteront 80 millions durant l'année financière 2010, soit 11 428$ pour chacun des 7000 employés de l'industrie.

Selon nos calculs, chaque employé paiera 8956,20$ en impôt provincial en 2010. Le manque à gagner de 2471,80$ par employé n'inquiète pas le gouvernement du Québec. «C'est un investissement qui rapporte beaucoup», dit Clément Gignac, ministre du Développement économique.

Les crédits d'impôt québécois ne sont pas les plus avantageux au pays. Le Québec offre actuellement 37,5% du coût de la main-d'oeuvre, l'Ontario et le Manitoba 40%, la Nouvelle-Écosse jusqu'à 60%. La gestion du programme de crédits d'impôt est très simple au Québec. La Colombie-Britannique se limite à payer 17,5% des coûts de main-d'oeuvre.

En plus des crédits d'impôt, le gouvernement du Québec a accordé des subventions directes de 7,5 millions à Warner Brothers et de 3,1 millions à THQ - un précédent qui a beaucoup fait jaser dans le milieu. Malgré tout, le ministre Clément Gignac ne croit pas que les studios viennent à Montréal seulement pour l'argent. «L'appui financier du gouvernement est une incitation, mais il y a aussi le talent, dit-il. Si THQ, Funcom et Warner Brothers sont venus s'établir ici durant la crise, c'est surtout à cause du talent et de la main-d'oeuvre disponible.»

Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/technologie/201009/10/01-4314215-industrie-du-jeu-video-la-fiscalite-le-secret-du-succes.php

Les familles québécoises parmi les moins riches du Canada
Sherbrooke et Trois-Rivières étaient les deux grandes agglomérations urbaines où le revenu médian des familles étaient les plus faibles au Canada en 2008, alors que Calgary se classait première.

Les données sur le revenu familial total (avant impôts) tirées des déclarations de revenus de 2008 ont permis à Statistique Canada d'établir des médianes pour chacune des 33 régions métropolitaines de recensement. Celle de Montréal par exemple inclut Longueuil et Laval.

C'est la ville des Stampedes qui abritait les familles les mieux pourvues avec un revenu total médian (RTM) de 91 570$. En queue de peloton, le RTM des familles de Trois-Rivières et de Sherbrooke était de seulement 61 610$ et 61 140$. (Autant de familles gagnent davantage et autant moins que le revenu médian.)

Au Québec, c'est à Gatineau que le RTM était le plus élevé, à hauteur de 77 740$. C'est tout de même beaucoup moins que leurs voisins ontariens de l'autre côté de la rivière des Outaouais. Pour l'ensemble de la région de la Capitale-Nationale, le RTM s'élève à 87 160$.

Québec est la seule autre ville de la société distincte dont le RTM des familles de 73 780$ dépasse le chiffre canadien de 68 860$. Les familles de Montréal viennent loin au classement avec 65 660$, soit 280$ de moins qu'à Saguenay et quelque 2500$ de moins qu'à Toronto.

Le RTM a augmenté en moyenne de 1,1% entre 2007 et 2008 au Canada. Dans sa société distincte, seuls Québec et Gatineau ont fait un peu mieux.

Mince prix de consolation pour les autres, le RTM a diminué dans la plupart des agglomérations du sud de l'Ontario, durement frappées par la crise de l'industrie automobile. À Windsor par exemple, il accusait un recul de 2,7%, mais demeure tout de même à hauteur de 70 510$. Les déboires de l'industrie s'étant poursuivis durant toute la première moitié de 2009, le RTM y a sans doute encore reculé en 2009.

À l'opposé, c'est à Saskatoon que le RTM a le plus progressé: 4,1% pour un total de 77 740$.

Le revenu des familles cache d'importantes disparités, selon qu'elles comptent un ou deux adultes. À l'échelle canadienne, le revenu total médian des familles avec couple s'élève à 75 880$, alors qu'il fond à 35 990$ chez les monoparentales.

Quel que soit le type de famille, Calgary arrive encore en tête avec un RTM de 99 000$ et 46 770$ respectivement.

Sherbrooke et Trois-Rivières se classent aux 33e et 32e rangs avec un RTM de 66 770$ et 67 410$ pour les ménages comptant un couple.

Fiscalité québécoise oblige, ces deux agglomérations échappent à la queue de peloton, en ce qui a trait aux revenus des familles monoparentales, même avec des RTM de seulement 34 450$ (Trois-Rivières) et 35 090$ (Sherbrooke).

Neuf autres agglomérations réparties dans cinq provinces font pire figure, la triste palme échouant à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

À Montréal, le RTM pour les ménages avec couple s'élève à 72 410$, mais chute à 37 760$ chez les familles monoparentales.

L'agence fédérale a aussi compilé le revenu personnel médian (RPM) qui atteint 30 130$ à l'échelle canadienne, mais 28 610$ au Québec.

Selon ce découpage, c'est encore Gatineau qui vient en tête dans la belle province avec 36 680$, suivi de Québec (33 560$) et de Montréal (29 410$).
Rudy Le Cours
La Presse - Le 21 septembre 2010


Propos...
C'est noté ?... Le RTM (revenu total médian) des familles de Trois-Rivières et de Sherbrooke était de seulement 61 610$ et 61 140$.

À Montréal le RTM pour les ménages avec couple s'élève à 72 410$, mais chute à 37 760$ chez les familles monoparentales. De ces monoparentales, le RTM est seulement de 34 450$ (Trois-Rivières) et 35 090$ (Sherbrooke).

Le revenu personnel médian (RPM) qui atteint 30 130$ à l'échelle canadienne, n'est plus que de 28 610$ au Québec. Voilà qui explique étonnamment bien la pauvreté des Québécois, contribuables les plus syndiqués et taxés en Amérique.

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