Dossier patient 1,4 milliard, le rôle du VGQ change...
13.2.12
Lundi. Le jour des abonnés indéfectibles de la fiscalité.La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés.
Nous disions... La fisc, c'est une maladie incurable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit via le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.
Au dernier billet fiscalité... Un résumé révélateur de l'état de la rémunération des super luxueuses infirmières du public. En débutant par l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et 230 301.93 $ l'infirmière. En terminant par le CSS Richelieur-Yamaska et son infirmière à 123 496.61 $. La prochaine fois que vous lirez que les couts des soins médicaux au privé sont exorbitants, par rapport au public syndiqué soviétique du Québec, dite-vous que c'est une fraude. C'est au public et non au privé que le gouvernement englouti 29 milliards par année, pour les soins médicaux.
Puis... Dans ce dossier de la fiscalité, qui a été largement ignoré par les médias parlés et écrits du Québec, finalement les inspecteurs de la GRC ont identifié 5 autres vérificateurs corrompus, de complaisance, à l'agence du revenu du Canada.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 135 fichiers et en mai dernier. Aucune panne de lecture ici.
En première... Un compte rendu du célèbre journaliste Dutrisac, à propos de l'état merdique et catastrophique de l'implantation d'un dossier informatique patient.
Comme tous les projets publics, qui relèvent du gouvernement du Québec, l'extorsion par le dépassement des couts est incontournable. Une caractéristique certaine de l'état socialiste soviétique, 100 % syndiqué, inévitable. Prévu à 563 millions au départ, les couts totaux seront plus près du 1,4 milliards sans béton, juste de l'informatique. Une catastrophe que seul un gouvernement de politiciens mafieux, comme au Québec, peut soutenir sans être acculé à la faillite.
En seconde... Un bref aperçu du rôle en mutation du célèbre VGQ du Québec. Il n'analyse plus seulement l'état catastrophique des finances du gouvernement du Québec, ont lui demande aussi de scruter certains projet et les dépassements de couts. Inévitable lorsqu'il s'agit du public, syndiqué soviétiques, comme au Québec. Bonne lecture...
Dossiers médicaux: un échec sur toute la ligne...L'informatisation du réseau coûtera au bas mot 1,4 milliard et ne sera achevée qu'en 2016...
Québec — La création des dossiers médicaux informatisés, le projet Dossier santé du Québec (DSQ), dont les coûts étaient évalués à 563 millions en 2006, est un «échec», conclut le Vérificateur général du Québec. L'informatisation du réseau de la santé coûtera au bas mot 1,4 milliard et ne sera achevée qu'en 2016, six ans plus tard que le prévoyait l'échéancier.
«J'ai constaté que les paramètres initiaux du projet fixés en 2006 concernant les coûts, la portée et l'échéancier ne seront pas respectés. Compte tenu de ces résultats, je considère que le projet sous sa forme définie à l'origine n'existe plus et en ce sens, est un échec», a affirmé, hier, le vérificateur général, Renaud Lachance en conférence de presse au cours de laquelle il a dévoilé le deuxième tome de son rapport à l'Assemblée nationale pour l'année 2010-2011.
Cet échec sur toute la ligne est en quelque sorte consacré puisque l'an dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), après avoir englouti 308 des 563 millions, décidait d'abandonner le DSQ tel que conçu à l'origine. On projetait d'établir une plateforme unique pour ces dossiers informatisés. Or, on mise maintenant sur la constitution de dossiers patients électroniques (DPE), utilisant diverses plateformes informatiques, dans les cliniques privées et les établissements de santé, des DPE qui sont, dans certaines cliniques ou certains établissements, déjà utilisés. C'est la voie qu'ont empruntée les autres provinces. Achever l'implantation des DPE au Québec coûtera plus de 900 millions, selon les évaluations obtenues par le VG.
Le nouveau projet DSQ consistera à assurer l'interconnexion des différents systèmes, leur «interopérabilité» et leur sécurité, a expliqué Renaud Lachance. Pour ce volet, le VG croit que les coûts dépasseront les 563 millions prévus par le MSSS en dépit des assurances que ses hauts fonctionnaires persistent à fournir.
Quant à la somme de 308 millions déjà investie, Renaud Lachance serait «le premier surpris si tous les coûts que l'on a mis dans ce dossier [à ce jour seraient] récupérables dans la nouvelle stratégie».
D'ailleurs, le VG se montre très critique de la reddition de comptes effectuée par le ministère. Ainsi, pour diminuer artificiellement la note associée au DSQ, le MSSS impute des coûts de certains sous-projets du DSQ au budget courant alors qu'ils ne sont pas encore terminés. L'évaluation des coûts par le ministère est «non crédible», écrit le VG.
En raison du changement de stratégie, Renaud Lachance relève que le ministère pourrait perdre 52 millions que devait lui verser le gouvernement fédéral, par l'entreprise d'Inforoute santé du Canada (ISC), qui subventionne une partie des coûts de l'informatisation du réseau de la santé des provinces.
Selon Renaud Lachance, le Québec accuse à cet égard un retard par rapport aux autres provinces et se retrouve dans le peloton de queue avec les territoires du Yukon et du Nunavut. ISC, qui verse ses subventions en fonction de l'avancement des projets, n'a déboursé que 38 % du financement total prévu, comparativement à 74 % en moyenne pour les autres provinces.
Lancé dans la région de Québec à l'automne 2009, le projet-pilote de DSQ en est encore à ses «balbutiements», souligne-t-il: seulement 29 000 dossiers électroniques ont été ouverts alors que 680 000 usagers devaient être desservis. D'ailleurs, le député de Shefford et porte-parole de l'Action démocratique du Québec en matière de finances publiques, François Bonnardel, se demandait hier pourquoi ce projet-pilote se poursuivait.
Interrogé à l'Assemblée nationale par M. Bonnardel et la députée de Taschereau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a convenu que son ministère avait «révisé» sa stratégie. «Le projet initial est différent, mais beaucoup amélioré. Et c'est faux de dire qu'on n'est pas informatisé, et on est rendu au même niveau que les autres provinces», a-t-il soutenu. La radiologie et les laboratoires sont informatisés et certaines cliniques également, a-t-il signalé. «J'invite la députée à aller voir sur le terrain qu'est-ce qui se passe et à arrêter de lire des choses», a lancé le ministre, qui semble douter que la lecture du rapport du VG soit d'une quelconque utilité.
Agnès Maltais a souligné que selon les médecins, l'informatisation des cliniques permettrait de desservir 20 % plus de personnes dans un contexte où le quart de la population québécoise n'a pas de médecin de famille.
Ratés informatiques
En matière de projets informatiques, il n'y a pas que le DSQ qui connaît des ratés, loin de là. Dans un autre chapitre de son rapport, Renaud Lachance constate que les deux tiers des projets informatiques menés par le gouvernement connaissent des dépassements de coûts, ne respectent pas leur échéancier ou encore ne remplissent pas leurs promesses. Le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) passe outre sa propre directive: plus de la moitié des projets, dont la valeur totale s'élève à 3,2 milliards, n'ont aucun dossier d'affaires. Pour ces projets, on n'a donc pas défini les besoins, présenté des solutions possibles et évalué les risques. Seulement 11 % des projets ont un dossier d'affaires complet.
Le VG s'est penché sur sept projets d'envergure d'une valeur globale de 1,4 milliard, dont le DSQ, pour établir que trois d'entre eux s'étaient soldés par un échec, deux autres ont connu des difficultés et deux seulement furent couronnés de succès.
Le modèle de «gouvernance» est «non fonctionnel» puisque le SCT n'a pas d'expertise interne en informatique, note le VG. Le gouvernement dépend de consultants externes, bien davantage que d'autres administrations publiques. Le pourcentage des dépenses en informatique cédées à l'externe par les États dans le monde varie de 8 % à 24 %, selon Gartner Group cité par le VG. Au Québec, c'est 52 % du pactole qui va aux consultants externes, souvent des fonctionnaires qui ont devancé leur retraite pour se joindre à des firmes de services-conseils et qui offrent leurs services à plus cher à leur ancien employeur, fait remarquer le VG. Qui plus est, ce sont souvent ces mêmes firmes qui rédigent les appels d'offres, faute d'expertise au sein du gouvernement.
Robert Dutrisac
Le Devoir - le 5 mai 2011
Propos...
Si vous avez plus de temps de lecture libre, consultez les 32 commentaires révélateurs, à la suite de l'article. Au... http://www.ledevoir.com/politique/quebec/322644/dossiers-medicaux-un-echec-sur-toute-la-ligne
Le chien de garde des finances publiques prêt à mordre...Après avoir été confiné à un rôle essentiellement administratif, le vérificateur général du Québec occupe depuis quelques années une place de choix sous le feu des projecteurs.
Les responsabilités de Renaud Lachance, en poste à Québec depuis 2004, pourraient encore prendre de l’ampleur dans les prochaines années, avec les ambitions de retour à l’équilibre budgétaire du gouvernement Charest et l’examen des états financiers des sociétés d’État.
Dans une grande entrevue accordée à Argent, le vérificateur avoue que son rôle n’est plus le même que lorsqu’il est entré en poste. « Depuis que le scandale des commandites a été dévoilé par la vérificatrice générale Sheila Fraser, à Ottawa, notre fonction est beaucoup plus médiatisée. On nous perçoit désormais comme le chien de garde de l’argent public », a-t-il souligné.
M. Lachance ajoute que la fonction de vérificateur a changé à Québec, avec l’entrée en vigueur de la loi sur l’équilibre budgétaire. « Je me suis trouvé à concrétiser des dispositions qui étaient dans la loi sur le vérificateur mais qui n’étaient pas utilisées à leur plein potentiel, en me prévalant notamment du droit de faire des commentaires », a-t-il expliqué.
En vertu de ce nouveau mandat, le vérificateur exerce un regard beaucoup plus serré sur les projets du gouvernement et les dépassements de coûts qui surviennent. Parmi les dossiers scrutés dans les dernières années, mentionnons la construction de l’Îlot Voyageur par l’UQAM, les dépenses de l’ancien lieutenant-gouverneur Lise Thibault et la gestion du projet du CHUM par Québec.
M. Lachance indique que les travaux de ses prédécesseurs, qui ont assaini les normes comptables du gouvernement québécois, lui permettent aujourd’hui de s’attaquer à des dossiers plus précis. « Nos efforts pour que l’État se conforme aux principes comptables généralement établis ont été acceptés », a-t-il dit.
Une fonction indispensable
Pour autant, M. Lachance refuse de s’accorder le mérite pour les nombreux problèmes qu’il a contribué à mettre en lumière.
M. Lachance louange plutôt le processus démocratique qui lui permet d’exercer sa fonction dans une indépendance relative. « Je salue les élus qui ont créé cette fonction-là et qui acceptent de se plier à ses conséquences. Nous avons parfois des discussions chaleureuses sur les problèmes soulevés », a-t-il dit.
Pas d’espionnage
M. Lachance nie que les problèmes rencontrés à la Ville de Montréal, où le vérificateur général Jacques Bergeron a été espionné, puissent se reproduire à l’échelon provincial. « Je ne sens pas cela de mon côté. L’attitude des élus à Québec est respectueuse », a-t-il avancé. Il souligne que 75 % des recommandations faites par son équipe sont appliquées dans les trois années suivant leur diffusion.
M. Lachance, qui a 260 employés sous sa direction, ne se montre pas peu fier des réalisations de son équipe. « Nos rapports sont de très grande qualité », a-t-il affirmé. Récemment, le vérificateur général a ainsi mis au jour un dépassement de coût de près de 900 millions $ dans l’informatisation des dossiers médicaux du réseau de la santé du Québec. Ce projet, qui devait d’abord coûter 563 millions $, devrait finalement coûter 1,4 milliard $ au trésor public.
Comme souvent dans les problèmes reliés à l’application de nouvelles technologies de l’information, M. Lachance pense que le problème vient du manque d’expertise interne au sein de la fonction publique. « Il y a trop de recours à des ressources externes, qui sont difficiles à contrôler », a-t-il expliqué.
D’autres problèmes reviennent hanter le gouvernement à intervalles réguliers. « On constate trop souvent que la réglementation ne suit pas l’évolution de la société », a-t-il mentionné, en faisant notamment référence au dossier des gaz de schiste, où Québec a dû improviser un encadrement de l’exploration à la hâte.
« Il y a aussi le manque d’interrelation entre les différents ministères, qui est récurrent et qui engendre des dédoublements et un manque de coordination. »
Des dents affûtées
Les différents ministères du gouvernement québécois n’ont qu’à bien se tenir, car les dents du vérificateur seront affûtées dans les prochaines années.
M. Lachance souligne, parmi ses innovations, la mise en place d’un tome financier à son rapport, inspiré de ce qui se fait en Angleterre. Cette partie du rapport se concentre sur les problèmes de gestion financière de l’État.
Le retour à l’équilibre budgétaire voulu par Québec sera aussi scruté dans le détail, a-t-il promis. « Mon mandat n’est pas de dire si l’effort est réaliste ou non, mais de dire s’il est réalisé. Je vais mettre en évidence ce qui avait été prévu et le comparer avec ce qui se produit dans la réalité.
« Autre projet qui pourrait occuper M. Lachance bientôt : l’examen des états financiers des sociétés d’État, comme Hydro-Québec, Loto-Québec et la Société des alcools : « On est le seul endroit au Canada où nous devons obtenir l’accord du conseil d’administration pour scruter ces états financiers. »
Dans le passé, M. Lachance indique que les sociétés d’État se sont servies de cette disposition pour empêcher l’accès à leurs livres au vérificateur : « Deux projets de loi ont été déposés par les partis d’opposition pour mettre un terme à cette pratique. »
Jean-François Cloutier
Argent - Le 9 mai 2011 | 06h26
Propos...
Qui, parmi les nombreux abonnés indéfectibles du billet de la fiscalité, ne voudraient lire les analyses et les conclusions du VGQ, à propos de ces entreprises de l'État capitaliste du Québec, Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 13.2.12,
1 Commentaires:
- Le.. samedi, 18 février, 2012, dit...
-
« Le pourcentage des dépenses en informatique cédées à l'externe par les États dans le monde varie de 8 % à 24 %, selon Gartner Group cité par le VG. Au Québec, c'est 52 % du pactole qui va aux consultants externes, souvent des fonctionnaires qui ont devancé leur retraite pour se joindre à des firmes de services-conseils et qui offrent leurs services à plus cher à leur ancien employeur, fait remarquer le VG. »
Au Québec c'est 52 %...
Autre preuve de l'état de collusion, de corruption, de mafieux qui peuple la fonction publique et les politiciens du Québec.
AN









